Envoyer L'Association Professionnelle des Cimentiers (APC) a noté dans un rapport sur les perspectives du secteur que l'année 2008, tout en se maintenant à un taux élevé, “connaîtra sans doute un fléchissement de la demande”.
En tablant sur une hypothèse de croissance “très optimiste et forte” de 9 à 10%, la demande de ciment en 2011 s'établira autour de 19,5 millions de tonnes. Une demande à laquelle les quatre cimentiers de la place vont pourvoir, “grâce aux investissements engagés”.
Ces investissements réalisés et ceux engagés par les cimenteries déjà installées au Maroc (Lafarge Maroc, Holcim, Ciments du Maroc et Asment Temara) devront s'élever à 17 milliards Dh.
Les investissements réalisés durant cette décennie auront, avec une capacité additionnelle de 11 millions de tonnes, doublé la puissance de l'outil industriel, dotant le Maroc d'une capacité globale de 21 millions de tonnes, précise la même source.
Le développement ou l'accélération des programmes d'investissement des cimentiers ont été motivés par “les nouveaux rythmes de croissance de la demande auxquels il fallait répondre et le souci de chacun des opérateurs de capter une part de la croissance”, souligne-t-on.
Les taux moyens de croissance à 3,1% entre 1995 et 2000, à 6,6% entre 2001 et 2005 ont été multipliés en 2006 et 2007 en rupture avec ce qui s'est observé jusqu'ici, pour atteindre 10,4 et 12,6%.
Parallèlement aux augmentation de capacité et de modernisation de l'outil de production, les cimentiers ont réalisé d'important investissements de renforcement des compétences (recrutement et formation) et fourni des efforts pour l'amélioration des performances environnementales des usines de production.
Selon le document de l'APC, la mise à niveau environnementale a nécessité, à elle seule, “une mise de fonds d'un milliard de dirhams” et 10 à 15% du montant de tous les nouveaux investissements de la période 2007-2011.
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