Envoyer La 5ème édition du Salon International des Centres de Contact et d'Appels au Maroc, le SICCAM, se tiendra du 15 au 17 mai à l'Hôtel Novotel de Casablanca.
Pour Mohamed El Ouahdoudi, Président de l'événement, “la première édition était un succès. Le plus difficile est de maintenir la cadence les années suivantes”.
En effet, le bilan est plutôt positif: 280 partenaires et 6.000 visiteurs professionnels ont été recensés pendant les quatre premières années.
Pour cette cinquième édition, plus de 60 exposants et partenaires devraient être présents. 12 conférences, 11 ateliers de formation et plus de 1.300 visiteurs professionnels sont attendus.
Les trophées du SICCAM récompenseront les meilleures réalisations ainsi que les projets prometteurs. Certaines nouveautés seront introduites cette année, notamment la création d'un trophée du développement social au profit des personnes à besoin spécifique. Les meilleurs téléconseillers en langue française, anglaise ou espagnole seront également primés.
Croissance soutenue
Le SICCAM a saisi l'occasion cette année pour faire le point sur les centres d'appels au Maroc. Le secteur semble se porter à merveille: une croissance continue, avec en moyenne 20 nouveaux sites par an. Il y a en tout près de 250 entreprises qui opèrent à titre principal ou secondaire dans les centres d'appels, fournisseurs et opérateurs.
L'impact du secteur sur l'emploi n'est pas négligeable: plus de 25.000 personnes travaillent dans le secteur directement, et les offres d'emplois, elles, atteignent en moyenne le cap des 250 par semaine.
Petit bémol tout de même: la concurrence d'autres pays de la rive sud commence à devenir inquiétante. “C'est une alerte à prendre au sérieux, affirme Mohamed El Ouahdoudi. Les centres d'appels et les donneurs d'ordre entament une réflexion pour s'étendre à d'autres pays”.
La Tunisie, notamment, apparaît comme un concurrent de taille.
Au banc des accusés, les tarifs appliqués au Maroc, l'absence de certification et le manque de contrôle externe.
“Il y a des tensions ponctuelles sur le recrutement. L'image du secteur pâtit du comportement de certains centres peu scrupuleux”, Mohamed El Ouahdoudi.
Autre point qui fâche: le côté social. On parle beaucoup d'exploitation à ce niveau-là.
Pour le SICCAM, il n'y a pas photo : “Avoir le double du SMIG, apprendre l'informatique, le marketing, les télécoms, c'est une chance pour les étudiants ou jeunes chômeurs!”
2 milliards
Le chiffre d'affaires cumulé du secteur dépasse les 2 milliards de Dh.

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