Envoyer Abderrahim Benkirane est le nouveau président de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc. Il est également à la tête de Sopriam (importateur exclusif et distributeur des marques Peugeot et Citroën au Maroc). A l’occasion de l’AutoExpo, il détaille sa vision du secteur et les enjeux de l’événement.
Quelles sont les nouveautés de cette sixième édition du salon AutoExpo ?
Il y a pas mal de nouveautés cette année. On peut noter le nombre d’exposants qui est passé de 89 à 116. Ceux-là sont essentiellement des importateurs locaux. Le nombre de visiteurs attendu est de 200.000 contre 130.000 l’édition précédente. Enfin, le budget alloué est deux fois plus important atteignant les 13 millions de Dh (les sources de financement sont le sponsoring et les frais de location des stands).
Avec plus de 103.000 unités vendues en 2007, pensez-vous, en tant que professionnel, que l'année 2008 fera mieux, surtout avec la hausse du taux de TVA et sa répercussion sur le prix des mensualités en matière de LOA (Location avec option d'achat) ?
Je reste convaincu que la tendance haussière du marché se poursuivra durant l’année 2008 et même au-delà à horizon 2015. En ce qui concerne le changement de la TVA au niveau de la LOA, les statistiques de ventes de l’AIVAM montrent en effet qu’il n’y a pas eu d’impact dans l’absolu.
Il faut noter, toutefois, qu’il y a eu un glissement vers le bas. Je m’explique : les acquéreurs ont dû faire le choix d’un véhicule moins cher que ce qui était initialement prévu de manière à tomber sur plus ou moins le montant de la mensualité recherché.
Pensez-vous que l'Etat participe suffisamment à l'évolution du secteur automobile marocain ?
Cela va sans dire. Il ne faut pas oublier que l’automobile a été désignée comme l’un des métiers mondiaux du Maroc dans le plan Emergence.
Où en est le débat relatif à l'équité des droits de Douanes entre labels européens et marques asiatiques ?
Le différentiel des droits de douane entre les véhicules en provenance de l’Union européenne (UE) et du reste du monde s’explique par le fait que le Maroc et l’UE ont signé un Accord de libre échange (ALE).
Parmi les dispositions de cet accord, il y a un démantèlement douanier réduisant les droits de douane des marchandises échangées entre les parties contractantes. Les membres de l’AIVAM non concernés par cet accord se sont regroupés pour mener une action auprès des autorités visant une réduction des droits de douane.
L’AIVAM fête cette année 20 ans d’existence. Quel bilan peut-on faire du travail de cette association ?
Aujourd’hui, il n’est pas faux de dire que l’AIVAM tend à devenir, de plus en plus, une force de proposition pour tout ce qui a trait au secteur automobile. L’avenir, c’est développer le secteur tout en veillant scrupuleusement à protéger l’environnement et à assurer une sécurité maximale à tous les usagers de la route.
En cela, pour réussir ce tour de force, l’AIVAM a arrêté un plan d’action dont les principaux éléments sont d’abord le positionnement de l’AIVAM en tant que force de proposition du secteur automobile.
Ensuite, nous visons la consolidation et le développement du marché intérieur. Rendre le transport plus accessible en termes de disponibilité, de prix, de confort et de sécurité, oeuvrer pour une réglementation qui protège le consommateur et qui favorise le développement du secteur automobile et sensibiliser les pouvoirs publics au rôle moteur des infrastructures routières dans la croissance économique sont également parmi les objectifs de notre stratégie.
Enfin, nous souhaiterions contribuer aux actions de lutte contre les accidents de la circulation et veiller à la préservation de l’environnement.


Version imprimable



