La BEI accorde un prêt de 200 millions euros à l'Office Chérifien des phosphates
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La Banque européenne d'investissement (BEI) a accordé jeudi un prêt de 200 millions d'euros à l'Office Chérifien des phosphates (OCP), un des leaders mondiaux dans ce secteur, a indiqué l'agence d'information MAP.
Ce prêt sans garantie publique "est le plus important jamais consenti à une autre entreprise de la zone Maghreb", a indiqué le vice-président de la BEI Philippe de Fontaine Vive, qui a présidé à Paris à la signature de l'accord avec le patron de l'OCP Mostafa Terrab, selon la MAP.
La convention de prêt devrait permettre de "moderniser et de renforcer la capacité de production du groupe OCP et créer plus de 300 emplois directs".
La BEI n'a pas exigé la garantie du Royaume du Maroc pour accorder ce financement, car "la signature de l'OCP a, à elle seule, une force qui rassure", a affirmé M. De Fontaine Vive.
Ce prêt "significatif" vise à accompagner la stratégie de développement, de rénovation et de lancement de nouvelles unités de production par l'OCP, a-t-il ajouté.
L'OCP, est le premier exportateur de phosphates et de ses dérivés dans le monde, qui a lancé en septembre pour la première fois un emprunt obligataire d'un montant global de 2 milliards de dirhams (180 millions d'euros) dans le cadre d'un plan d'investissement de 98 milliards de dirhams (9 millions d'euros) à l'horizon 2020.
Les recettes de l'OCP figurent parmi les premières ressources en devises du Maroc aux côtés du tourisme et des transferts des résidents marocains à l'étranger.
Les seules exportations de phosphates et leurs dérivés, constituent près du tiers des ventes du Maroc à l'étranger. Les exportations de de phosphates et dérivés ont bondi de 31,8% en 2011.



