"Fleur de passion" à la marina du Bouregreg
Les impacts de l'Homme sur les océans au menu de l'escale marocaine
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Plateforme de l’expédition sur le changement des océans, le voilier "Fleur de passion" a jeté l'ancre à la marina du Bouregreg de Salé, du 23 au 27 septembre. Ce bateau accueillant des projets scientifiques et socio-éducatifs en Méditerranée a pour mission de cartographier les sites marins impactés par l’Homme, afin d’aider à une meilleure préservation des océans.
Le voilier “Fleur de Passion” de la Fondation suisse “Antinea” et porte-drapeau de “The Changing Oceans Expedition” a fait escale à la marina du Bouregreg de Salé, du 23 au 27 septembre. Ce voilier sert de plateforme de recherche, mais aussi de communication et de sensibilisation. Les sites marins visités servent à valider la première version de la cartographie mondiale réalisée entre 2008 et 2010 recensant les zones affectées par l’impact de l’Homme.
Il s’agit de confronter cette carte avec la réalité, en mesurant concrètement les dégradations subies. Ces constatations permettent de tirer la sonnette d’alarme et de sensibiliser sur les actions à entreprendre pour sauver ce qui peut encore l’être dans les océans. Car pour David French, directeur de l’expédition, toute stratégie visant à la préservation de la biodiversité nécessite d’abord un recensement des espèces marines existantes. Et de rappeler que toute activité humaine impactant l’environnement touche également les océans.
“Toute activité qui implique l’environnement finit tôt ou tard par avoir un impact sur les océans, parce qu'ils occupent 70% de la planète. Plus de 50% de l’air qu’on respire est produit par eux, et 90% des produits qu’on consomme sont transportés à travers les océans.”
David French, directeur de “The Changing Oceans Expedition”.
Des visites guidées sur le voilier, visant les élèves, les étudiants et le grand public ont été au programme de l’escale du voilier à la marina du Bouregreg. En vue d’un partenariat avec le projet “Fleur de passion”, le ministère de l’Environnement, de l’eau, de l’énergie et des mines a participé à sa manière à l’escale du voilier en programmant sur la marina une exposition sur les “ressources du littoral: potentiel, dégradation, hygiène des plages, plan d’urgence national et exercices de simulation pour essayer de résorber une éventuelle pollution”.
Diminution de la taille des poissons
Cette deuxième visite au Maroc de “Fleur de passion” a aussi été l’occasion de présenter les résultats de la première mission scientifique, en 2010, à Al Hoceima.
Une faible biomasse et une diminution de la taille moyenne des poissons pêchés avaient été constatées.
Les prises sont de plus en plus petites, ce qui impacte le cycle de reproduction des poissons qui n’arrivent plus à maturité, d’où une disparition prochaine des poissons ayant un cycle de reproduction long. La baie d’Al Hoceima est aussi devenue la fosse des eaux usées non traitées impactant négativement la faune et la flore.


