Premier projet pilote Desertec au Maroc :Un appel d'offre dès 2013 pour 500 MW d'énergie solaire en 2016

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Le premier projet pilote du mégaprojet Desertec, qui vise à approvisionner l’Europe et la région MENA (Moyen-Orient, Afrique du Nord) en énergies renouvelables depuis les déserts de cette dernière, se fera au Maroc, a fait savoir, jeudi, Klaus Schmidtke, responsable de communication de Desertec Industrial Initiative. La capacité de production du projet sera de 500 MW d’énergie solaire. L’exploitation débutera en 2016 et l’appel d’offres sera lancé en 2013.

Dans le cadre du gigantesque projet Desertec qui prévoit, d’ici 2050, la production d’énergies renouvelables (solaire et éolienne) à partir des déserts de la région MENA (Moyen-Orient, Afrique du Nord) pour l’approvisionnement en électricité de cette dernière et de l’Union européenne, un premier projet pilote de production de 500 MW d’énergie solaire verra le jour au Maroc en 2016. L’annonce a été faite jeudi, à Casablanca, par Klaus Schmidtke, responsable de communication de Desertec Industrial Initiative, qui précise que l’appel d’offres sera lancé dès 2013.

“Des 500 MW prévus dans ce premier projet pilote, 400 MW seront d’origine thermosolaire et 100 MW de photovoltaïque”, a annoncé Klaus Schmidtke, dans les locaux de la Chambre de commerce allemande.

2,2 MM d'euros

Cependant, aucun site n’a été retenu pour l’instant pour abriter le projet, lequel sera financé à hauteur de 2,2 milliards d’euros issus de deniers publics et d’investissements privés, selon M. Schmidtke.

Et comme Desertec vise à produire 15% des besoins en électricité de l'Europe et une partie substantielle des besoins des pays producteurs, Klaus Schmidtke donne un aperçu de partenariat gagnant-gagnant entre l’UE et la région MENA, qui peut résulter de ce projet.

“80% des 500 MW de la centrale pilote pourront approvisionner en électricité environ 400.000 foyers allemands et les 20% restants pourront alimenter autant de foyers marocains.”

Klaus Schmidtke, responsable de communication de Desertec Industrial Initiative.

En effet, précise M. Schmidtke, ces taux se justifient par le fait qu’un ménage allemand consomme beaucoup plus d’électricité qu’un ménage marocain.

Le défi du transport...

Cependant, l’un des défis de Desertec reste le transport de cette électricité de la région MENA vers l’Europe. “Des ingénieurs et techniciens sont en train de travailler à mettre sur place un réseau de transport, mais théoriquement, l’électricité du projet pilote sera transportée du Maroc vers l’Espagne et de l’Espagne, on verra comment l’acheminer vers les autres pays de l’Union européenne”, explique Klaus Schmidtke.

Actuellement le projet fait l’objet d’une vérification technique au niveau de MASEN (Moroccan Agency for Solar Energy), mais qu’en est-il des négociations avec le gouvernement marocain pour l’ensemble du projet Desertec ? “Vous m’excuserez de ne pas répondre à cette question pour l’instant, mais tout ce que je peux vous dire, c’est qu’Amina Benkhadra, ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement était la semaine dernière à Marrakech pour l’assemblée générale des actionnaires de Desertec. Elle a souligné la bonne collaboration avec Desertec Industrial Initiative”, répond M. Schmidtke.

Pour l’heure, Desertec Industrial Initiative, qui compte 35 partenaires associés et 20 actionnaires, dont la holding marocaine Nareva, souhaite augmenter le nombre de ses actionnaires et partenaires associés, surtout dans la région MENA.

Kisito Ndour


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