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Energies renouvelables
Les entreprises françaises prospectent au Maroc
La nouvelle stratégie énergétique nationale axée sur le développement des énergies renouvelables attire les convoitises des entreprises étrangères. Hier à Casablanca, plusieurs entreprises françaises ont fait montre de leur expertise dans le marché des énergies renouvelables. Un premier pas qui devrait aboutir aujourd’hui à des B2B à la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc.
Ubifrance, socle du commerce extérieur français, en collaboration avec la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc et en partenariat avec le Club Ademe international et l’Institut méditerranéen des énergies renouvelables (Imeder) organisent depuis hier, un colloque sur l’expertise des entreprises françaises en matière d’énergies renouvelables. Une occasion pour les opérateurs français de tâter le pouls du marché marocain qu’Ubifrance qualifie comme “l’un des marchés incontournables sur le pourtour Méditerranée en matière d’énergies renouvelables”.
Le Plan solaire national
En effet, le Maroc dispose depuis deux ans d’une stratégie énergétique basée sur le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. En atteste le plan solaire qui vise à produire 20MW à l’horizon 2020 et la kyrielle de projets de production d’énergie à base d’éolien, d’hydraulique et de biomasse entre autres.
Une stratégie qui a été exposée aux entreprises françaises hier par l’Office national de l’électricité (ONE), l’Agence pour le développement des énergies renouvelables (ADEREE) et la Société d’investissement énergétique (SIE).
Pour l’ONE, qui dispose actuellement d’une capacité éolienne de 254 MW, elle entend augmenter cette production d’ici 2012, a fait savoir Abdellah Griech, directeur de l’hydraulique et des énergies renouvelables à l’ONE.
“A l’horizon 2012, nous comptons augmenter la capacité éolienne de 254 MW à 300 MW à Tarfaya et à Ouarzazate, nous avons un projet de construction d’une centrale solaire de 500 MW qui doit être fonctionnelle en 2015. Quant à l’hydroélectricité, l’ONE a également deux projets en cours dans la région d’Agadir.”
Abdellah Griech, directeur de l’hydraulique et des énergies renouvelables à l’ONE.
Dans tous ces projets, les entreprises françaises ont une carte à jouer, a ajouté M. Griech. Abondant dans le même sens, Mohamed Berdaï, coordonnateur national des programmes de l’ADEREE de rassurer: “les pouvoirs publics ont travaillé sur un dispositif institutionnel important qui permet d’accompagner la nouvelle dynamique que connaît le secteur de l’énergie”. Pour lui, l’ADEREE est une agence de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique qui accompagne les investisseurs en la matière, qu’ils soient institutionnels, publics ou privés.
L'ADEREE...
“La rencontre d’aujourd’hui entre dans le cadre de notre programme de développement car nous sommes venus expliquer ce que nous faisons, nos programmes et comment nous pouvons accompagner tel promoteur ou investisseur… On le fait avec un certain nombre d’opérateurs de certains pays…”, a expliqué hier M. Berdaï.
Quant aux entreprises françaises, elles ont fait montre hier de leurs domaines d’action axés notamment sur l’éolien, le solaire, l’hydraulique et la biomasse. Le colloque s’est clôturé hier par des tables rondes sur trois thèmes: “solaire - éolien - biomasse” et la visite des entreprises françaises devrait se terminer aujourd’hui à la Chambre française de commerce et d’industrie de Casablanca sur des rendez-vous de B2B entre entreprises marocaines et françaises.



