Syrie :Violences... et nouvelle dispute russo-américaine

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Alors que les bombardements faisaient rage sur plusieurs fronts hier en Syrie, Russes et Américains ont étalé de nouveau au grand jour dimanche leurs divergences sur ce pays, le jour même où le médiateur international Lakhdar Brahimi est attendu au Caire pour sa première mission depuis son entrée en fonctions.

Alep, Deraa, Idleb, Deir Ezzor... Hier, les forces du régime de Bachar al-Assad, appuyées par des chars, bombardaient sur plusieurs fronts les localités où sont retranchés les rebelles qui continuent d'opposer une forte résistance malgré des revers, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Clinton pessimiste

La dispute entre la Russie, allié de poids de Damas, et les Etats-Unis qui réclament son départ ne connaît pas non plus de répit.

Hillary Clinton a fait part dimanche de son pessimisme sur les perspectives d'un rapprochement avec la Russie sur la question syrienne. La secrétaire américaine d'Etat s'exprimait à l'issue de discussions avec le président russe, Vladimir Poutine, à l'occasion du sommet annuel du Forum de coopération économique de la région Asie-Pacifique.

“Nous devons être réalistes. Nous ne voyons pas les choses du même œil sur la Syrie et cela pourrait continuer ainsi”.

La secrétaire américaine d'Etat Hillary Clinton.

Ce nouvel épisode survient alors que le médiateur international Lakhdar Brahimi, qui entame aujourd'hui au Caire ses entretiens avec le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi, a jugé “indispensable” le soutien de la communauté internationale pour trouver une solution à la crise.

Les divergences russo-américaines bloquent en effet les efforts internationaux pour un règlement du conflit: Hillary Clinton a jugé insuffisante une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU, préconisée par Moscou qui veut pousser cette instance à adopter un accord conclu en juin à Genève sur une transition politique en Syrie mais qui n'appelle pas au départ de M. Assad.

Elle a estimé qu’une nouvelle résolution qui ne comporterait pas de “conséquence” pour Damas, n'a pas de raison d'être, car le président syrien l'ignorerait.

Elle a ajouté que si les différends persistent avec Moscou, les Etats-Unis “œuvrerons avec des Etats partageant le même point de vue pour soutenir l'opposition syrienne afin de hâter le jour où Assad tombera (...)”.

aufait avec AFP


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