Le grand soir de Barack Obama pour conclure la convention démocrate

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Des participants à la convention démocrate à Charlotte, en Caroline du Nord, le 6 septembre 2012
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L'ex-président américain Bill Clinton et l'actuel, Barack Obama, lors de la convention démocrate le 5 septembre 2012 à Charlotte, en Caroline du Nord
L'ex-président américain Bill Clinton et l'actuel, Barack Obama, lors de la convention démocrate le 5 septembre 2012 à Charlotte, en Caroline du Nord
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Un militant démocrate au deuxième jour de la convention démocrate américaine, le 5 septembre 2012 à Charlotte, en Caroline du Nord
Un militant démocrate au deuxième jour de la convention démocrate américaine, le 5 septembre 2012 à Charlotte, en Caroline du Nord
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Le président Barack Obama s'apprêtait jeudi soir à tracer les grandes lignes de ce qu'il entend faire pour relancer une économie américaine encore chancelante et expliquer à ses partisans, et au-delà aux Américains, pourquoi il mérite un second mandat.

"Cela va être encore une élection très serrée", a déclaré M. Obama jeudi lors d'un appel téléphonique à ses partisans. "Il faut que vous donniez tort aux cyniques, une fois de plus", a dit celui qui affrontera le 6 novembre le républicain Mitt Romney.

Dans son discours au dernier jour de la convention du Parti démocrate réunie à Charlotte (Caroline du Nord, sud-est), prévu vers 22H10 locales (02H10 GMT vendredi), M. Obama, "conscient que les gens sont inquiets", devait "exposer clairement le choix qui est présenté aux Américains", selon un haut responsable démocrate.

L'entrée en scène du président dans l'enceinte du Time Warner Cable Arena, un complexe de 15.000 places, et non le stade de capacité quintuple initialement prévu, la faute au mauvais temps, intervient alors que les deux candidats sont dans un mouchoir de poche sur fond de chômage très élevé pour les Etats-Unis, à 8,3%.

Le président devait expliquer comment il a tout fait pour que l'Amérique ne plonge pas dans une récession encore pire, accuser les républicains de lui avoir laissé --comme l'assurait l'ancien président Bill Clinton mercredi soir dans un discours enlevé-- "une pagaille totale" il y a quatre ans, et mettre en garde contre les politiques proposées par son rival républicain.

Ce dernier, jeudi, a estimé que "le président doit dire quelles promesses il a tenu, plutôt que d'en formuler toute une série de nouvelles qu'il ne sera pas capable de tenir".

Depuis mardi à Charlotte, de grands noms du parti, élus locaux ou simples particuliers ont développé leurs arguments en faveur d'un nouveau mandat de quatre ans pour leur champion.

"Nous allons entendre le meilleur discours de sa vie ce soir", assurait une volontaire démocrate, Brenda Stone, tandis qu'une déléguée du Michigan, Lavonia Perryman, tempérait quelque peu les attentes en jugeant difficile qu'il puisse reproduire l'exaltation de son discours devant la convention de Denver (Colorado, ouest) en 2008.

En campagne dès vendredi

Mercredi soir, Bill Clinton a une fois encore montré qu'il était un orateur hors pair en prononçant un vibrant plaidoyer en faveur de son successeur. L'ex-président, qui a fait un triomphe auprès des démocrates, a dit croire en lui "de tout coeur" et insisté sur ses capacités à redresser l'économie.

M. Obama est devenu officiellement le candidat des démocrates dans la nuit de mercredi à jeudi. Son adversaire républicain avait été adoubé par la convention de son parti une semaine plus tôt à Tampa, en Floride (sud-est).

Le président sera précédé jeudi soir sur scène par le candidat malheureux de 2004 John Kerry, qui parlera politique étrangère, et par son propre vice-président Joe Biden.

Plusieurs célébrités, comme les actrices Eva Longoria et Scarlett Johansson, devaient également intervenir à la tribune, tandis que le chanteur James Taylor s'est produit à domicile et que l'artiste d'origine portoricaine Marc Anthony a chanté l'hymne national.

Alors que le vote anticipé dans certains Etats pour la présidentielle a commencé jeudi, M. Obama doit repartir en campagne vendredi avec M. Biden dans le New Hampshire (nord-est) et l'Iowa (centre), deux Etats-clé où M. Romney a prévu de se rendre le même jour.

Les deux camps auront les yeux rivés sur les chiffres mensuels du chômage qui tomberont vendredi matin.

AFP


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