Les Palestiniens prêts à se contenter d'un statut d'Etat non membre à l'ONU

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Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, a affirmé que les Palestiniens étaient prêts à se contenter d'un statut d'Etat non membre à l'ONU, vendredi à Paris, lors d'une conférence de presse conjointe avec le président François Hollande.

"Nous demanderons la reconnaissance à l'Assemblée générale de l'ONU" pour obtenir le "statut d'Etat non membre", a affirmé devant la presse M. Abbas, en ajoutant que "la Suisse et le Vatican" étaient "passés par là".

Les Palestiniens choisiront cette voie "si toutes les autres tentatives de négociations (avec Israël) ne réussissent pas. Nous avons essayé le Conseil de sécurité et, malheureusement, nous n'avons pas obtenu le nombre de voix suffisantes", a-t-il rappelé.

"Nous insistons sur les négociations entre nous-mêmes et les Israéliens. Dernièrement, nous n'avons pas pu convaincre les Israéliens d'arrêter la colonisation", a-t-il également regretté.

"Nous leur avons dit que s'ils acceptaient de libérer les prisonniers et permettaient d'importer les armes pour la police palestinienne, nous pourrions nous asseoir autour de la table" avec eux, a affirmé M. Abbas, ajoutant: "J'insiste sur le problème des prisonniers qui est extrêmement sensible".

Il a rappelé à ce propos la grève de la faim récemment menée par "des centaines, des milliers" de Palestiniens, et celle que poursuivent toujours deux Gazaouis, le footballeur Mahmoud El Sarsak et Akram Rikhawi, tous deux en détention administrative, et dont "la libération immédiate" a été demandé vendredi à Israël par un expert de l'Onu.

Quelque 1.550 Palestiniens détenus en Israël ont mis fin le 14 mai à une grève de la faim en échange d'un assouplissement des conditions de leur détention.

"La France a reconnu l'Etat palestinien à l'Unesco, bientôt viendra le temps où la France reconnaîtra l'Etat palestinien", a également affirmé Mahmoud Abbas, en assurant que la démarche des Palestiniens pour une reconnaissance de leur Etat ne visait "pas à isoler ni délégitimer Israël". "Nous voulons co-exister avec Israël" mais "nous refusons (sa) politique de colonisation", a-t-il insisté.

"J'ai dit que si (Benjamin) Netanyahu (Premier ministre israélien) était d'accord pour libérer les prisonniers" et qu'il permettait "les armes pour la police", alors "nous dialoguerons", a également affirmé M. Abbas.

A propos de cette demande d'armes, François Hollande a fait observer qu'il était "normal que les Israéliens aient des inquiétudes" et "prennent des garanties".

"Nous souhaitons organiser un séminaire intergouvernemental pour améliorer les relations entre l'Autorité palestinienne et la France, pour amplifier nos échanges", a aussi dit le président français.

Le 31 octobre 2011, les Palestiniens avaient été admis à l'Unesco, avec l'assentiment, notamment, de la France, alors sous présidence de Nicolas Sarkozy.

AFP


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