La crise de la dette européenne au coeur des discussions du G8

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Le président américain Barack Obama, le 16 mai 2012 à Washington
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La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande le 15 mai 2012 à Berlin
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Le président russe Vladimir Poutine (g) et son Premier ministre Dmitri Medvedev, le 15 mai 2012 à Moscou
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La crise de la dette va dominer le G8 vendredi et samedi aux Etats-Unis, où Barack Obama, les yeux rivés sur sa réélection, va encourager les Européens à en faire plus pour la croissance, un point de convergence avec son nouvel homologue français François Hollande.

M. Hollande, trois jours après avoir pris ses fonctions, doit retrouver vendredi matin le président américain dans le Bureau ovale de la Maison Blanche au début d'un week-end riche en enjeux, puisque le G8 de Camp David sera suivi d'un sommet de l'Otan dimanche et lundi à Chicago.

Le président français, tout comme le nouveau chef du gouvernement italien Mario Monti qui sera lui aussi présent lors de ce sommet des huit pays les plus industrialisés, souhaite orienter la politique économique de son pays vers davantage de croissance, à rebours de la rigueur professée par la chancelière allemande Angela Merkel.

Washington, tout en se défendant d'interventionnisme, a multiplié ces derniers jours les déclarations favorables vis-à-vis de "l'évolution des discussions et du débat en Europe sur l'impératif de l'emploi et de la croissance", selon l'expression jeudi du conseiller de sécurité nationale de M. Obama, Tom Donilon.

M. Donilon a souligné que la responsabilité de résoudre la crise restait celle des dirigeants européens, qui doivent se réunir en sommet le 23 mai.

Mais il a aussi expliqué que "l'enjeu des résultats de ces discussions est très important pour les Etats-Unis. L'Union européenne dans son ensemble, évidemment, est le plus important partenaire commercial des Etats-Unis".

Candidat à sa réélection le 6 novembre, le président Obama surveille de près la situation en Europe, de nature à provoquer des "vents contraires" pour une économie américaine qui, si elle a retrouvé le chemin de la croissance, reste fragile et frappée par un taux de chômage de 8,1%, trois points de plus qu'avant la crise de 2008.

Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2009, M. Obama a tenté de convaincre les Européens d'adopter une politique de relance identique à celle qu'il avait suivie en promulguant une injection massive de 800 milliards de dollars dans l'économie.

La persistance des problèmes de l'Europe illustre a contrario la validité des choix de l'administration démocrate, estiment de hauts responsables américains.

M. Donilon a assuré jeudi que M. Obama n'avait pas l'intention d'exploiter les différences d'approche notamment entre M. Hollande et Mme Merkel. "La nature de ces conversations sera consacrée au but commun et cohérent de gérer la crise actuelle au mieux, et de se placer sur le chemin d'une reprise durable", a-t-il affirmé.

Le sommet du G8, dans la résidence de campagne des présidents américains à Camp David, au coeur de montagnes boisées à 100 km au nord-ouest de Washington, démarrera par un dîner de travail consacré en particulier au dossier nucléaire iranien, avant la reprise des discussions de la république islamique avec le "groupe des six" à Bagdad.

Les dirigeants des pays membres du G8, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Italie, la France, l'Allemagne, le Japon et la Russie, devraient aussi évoquer les dossiers brûlants sur la scène internationale, en particulier le programme nucléaire de la Corée du Nord et la répression sanglante en Syrie.

Ce sommet est toutefois marqué par une absence, celle du président russe Vladimir Poutine qui a délégué son prédécesseur et Premier ministre, Dmitri Medvedev. Moscou, avec Pékin, a bloqué l'adoption de résolutions contre le régime de Bachar al-Assad au Conseil de sécurité de l'ONU.

Avant de se rendre à Camp David en soirée, M. Obama doit annoncer un partenariat avec des entreprises pour investir quelque trois milliards de dollars dans des projets agricoles et alimentaires en Afrique, espérant ainsi faire sortir quelque 50 millions de personnes de la pauvreté, selon la Maison Blanche.

AFP


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