Uruguay: un Haïtien qui se dit victime de viol par des Casques bleus en Haïti entendu

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Un jeune Haïtien qui a accusé des Casques bleus uruguayens de l'avoir violé l'année dernière a été entendu jeudi par un juge à Montevideo, a constaté une journaliste de l'AFP.

Jhony Jean, accompagné de deux avocats, de sa mère et d'un délégué du gouvernement haïtien, a été reçu dans l'après-midi par le juge Alejandro Guido, chargé de l'enquête ouverte en septembre 2011 sur demande du ministère de la Défense.

Quatre soldats uruguayens ont été inculpés l'année dernière en Uruguay après qu'un scandale eut éclaté autour de la diffusion sur internet d'images filmées avec un téléphone portable semblant les montrer en train de violer ce jeune Haïtien de 18 ans dans la petite ville côtière de Port-Salut.

"Toute l'enquête se fonde sur un film très bref, fragmentaire et de mauvaise qualité tourné avec un téléphone portable et donc le témoignage du jeune Haïtien complète les éléments de preuve", a déclaré aux journalistes Raul Oxandarabat, porte-parole de la Cour suprême de justice.

Pendant que le jeune homme déposait devant le juge, ses avocats américains ont affirmé devant la presse qu'ils apporteraient les preuves de l'agression.

"Ce qu'ils ont fait à ce jeune est absolument horrible (...) Ce que j'ai vu dans cette vidéo me retourne l'estomac. Ils nient, je ne sais pas comment ils peuvent", a notamment déclaré Me Edwin Marger.

"Jhony a été examiné par des médecins, ils ont dit qu'il avait été agressé et cette preuve sera présentée à la justice", a-t-il ajouté.

La victime présumée a répondu aux questions du juge, a assuré son avocat et "des preuves médicales de la réalité du viol" ont été présentées, selon lui.

"Il ne s'agit pas d'argent mais de justice", a poursuivi Me Marger.

La révélation de ce scandale avait entraîné plusieurs manifestations en Haïti pour demander le départ des Casques bleus.

Déployée depuis juin 2004 et commandée par le Brésil, la mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (Minustah) compte 18 pays contributeurs en effectifs, en majorité des pays latino-américains. Après le séisme du 12 janvier 2010, les effectifs de la Minustah étaient passés de 9.000 à 12.250.

AFP


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