Sous les feux de la critique :La Syrie quitte les débats à l'ONU à Genève

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La délégation syrienne auprès des Nations unies à Genève a quitté mardi les débats au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU sur la situation humanitaire en Syrie, tandis qu'un haut responsable de l'ONU affirmait mardi que le bilan des victimes de la répression en Syrie est "certainement beaucoup plus que 7.500 morts".

“Considérant que le véritable objet de cette session est d'attiser la flamme du terrorisme dans mon pays (...), ma délégation déclare son retrait de ce débat stérile”... C'est avec ces arguments que la délégation syrienne auprès des Nations unies à Genève a quitté mardi les débats au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU sur la situation humanitaire en Syrie.

La majorité des pays -dont la Turquie, le Maroc- ont insisté sur l'aggravation de la situation humanitaire et sur le besoin d'autoriser l'ONU et les organisations humanitaires à entrer dans le pays.

En vue de ce débat, le Qatar, la Turquie, l'Arabie Saoudite et le Koweït avaient déposé un projet de résolution appelant le régime de Bachar al-Assad à “autoriser un accès libre et sans entrave à l'ONU et aux agences humanitaires pour procéder à une évaluation complète des besoins à Homs et dans d'autres régions”.

Pour sa part, la Haut commissaire aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a exigé un “cessez-le-feu humanitaire immédiat” en Syrie, faisant état de “rapports inquiétants sur une rapide détérioration des droits de l'Homme et de la situation humanitaire”. À ce titre, Lynn Pascoe, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires politiques, a affirmé devant le Conseil de sécurité que le bilan des victimes de la répression en Syrie est “certainement beaucoup plus que 7.500 morts”.

Pas d'accord sur l'évacuation

La Russie et la Chine, qui ont énergiquement soutenu la Syrie devant le Conseil de sécurité, ont aussi enjoint Damas à trouver une solution à la crise humanitaire. La Russie a jugé important que Damas coopère avec le Comité international de la Croix-Rouge, au moment où les équipes du Croissant rouge syrien et de la Croix-Rouge internationale qui négociaient avec les autorités et les rebelles ont indiqué avoir quitté Homs mardi, faute d'accord sur les évacuations.

Un journaliste exfiltré

Le photographe britannique Paul Conroy blessé en même temps que sa consoeur française Edith Bouvier, lors d'un bombardement à Homs le 22 février, est arrivé mardi au Liban après avoir été exfiltré de la ville syrienne, bombardée hier pour le 25e jour consécutif. Edith Bouvier serait quant à elle toujours en Syrie d'après les dernières informations recueillies hier soir.

aufait avec AFP


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