Al-Arabi attendu samedi à Damas, porteur d'une initiative arabe pour le règlement de la crise syrienne
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Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, se rendra samedi en Syrie, porteur d'une initiative pour le règlement de la crise qui secoue ce pays depuis des mois, selon l'organisation panarabe.
"La nouvelle date de cette visite, prévue initialement ce mercredi, a été décidée suite à un entretien téléphonique entre M. Al-Arabi et le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem et une rencontre avec le délégué permanent de la Syrie auprès de la Ligue arabe", a précisé le secrétaire général adjoint de l'organisation panarabe, Ahmed Ben Helli dans des déclarations à la presse.
Les ministres arabes des Affaires étrangères, réunis la semaine dernière au Caire, avaient décidé de dépêcher d'urgence à Damas le secrétaire général de la Ligue arabe, porteur d'une initiative pour trouver un règlement à cette crise, qui a fait des centaines de morts et de blessés.
Cette initiative consiste à demander au président syrien Bachar Al-Assad de présenter des garanties permettant une transition démocratique, ainsi que "la tenue d'élections présidentielles pluralistes en 2014".
L'initiative propose aussi au chef de l'Etat syrien l'annonce d'"une déclaration de principes claire et précise", dans laquelle il s'engage à "garantir une transition vers un gouvernement pluraliste".
Le secrétaire général de la Ligue arabe devra également proposer au régime syrien d'"arrêter dans l'immédiat" tous les actes de violence contre les civils, ainsi que la libération de prisonniers politiques et l'indemnisation des personnes lésées au cours du mouvement de contestation, déclenché depuis plusieurs mois.
En vertu de cette initiative, le régime syrien est appelé à engager des "contacts sérieux avec les représentants de l'opposition syrienne et exprimer la détermination de "séparer l'armée de la vie politique et civile".
Lors de leur dernière réunion au Caire, les ministres arabes des Affaires étrangères se sont déclarés "inquiets" et "consternés" face aux "développements graves sur la scène syrienne qui ont fait des milliers de victimes et de blessés".
La réunion a aussi appelé à "mettre fin à l'effusion du sang, à suivre la voie de la raison avant qu'il ne soit trop tard et à respecter le droit du peuple syrien à une vie digne et sécurisée, ainsi qu'à ses aspirations à réaliser des réformes politiques, économiques et sociales".



