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Chili: un excavateur en réparation, un autre se fait attendre

Vue générale du site où est foré le 2e puits de secours, le 9 septembre 2010 à Copiapo
Vue générale du site où est foré le 2e puits de secours, le 9 septembre 2010 à Copiapo
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Un poster arborant la photo du mineur Victor Zamora et des mots de soutien, le 7 septembre 2010 à Copiapo
Un poster arborant la photo du mineur Victor Zamora et des mots de soutien, le 7 septembre 2010 à Copiapo
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Graphique animé sur le plan alternatif de sauvetage des mineurs chiliens
Graphique animé sur le plan alternatif de sauvetage des mineurs chiliens
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Un excavateur à l'arrêt 48 heures pour réparations, les camions amenant une troisième foreuse qui se font attendre: l'opération de secours de 33 mineurs au Chili met à rude épreuve les nerfs des familles, qui patientent avec le courrier remonté du fond.

Après le sprint en début de semaine, le coup d'arrêt.

L'excavateur "T 130", présenté comme le "Plan B" de secours, avait été stoppé mercredi pour réparation, en principe 14 heures, après avoir avancé de 268 mètres en trois jours. Il restera arrêté 48 heures de plus, a annoncé jeudi l'ingénieur en chef, Andrès Sougarret.

"La machine du Plan B en reste à 268 m. Il y avait des problèmes avec un boulon (de tête foreuse) et cela prendra 48 heures avant qu'elle se remette à avancer", a déclaré Sougarret à la presse à la mine San José (nord).

Le T-130, qui forait depuis dimanche, avait atteint en trois jours près de la moitié de son objectif de 630 m. Il avait dépassé la "Strata 950", l'excavateur du "Plan A" en action depuis dix jours, qui avait atteint jeudi 171 mètres de profondeur, sur un objectif de 700 mètres.

Mais ces deux engins ne forent encore que des conduits étroits, de 30 cm environ. Dans un deuxième temps seulement, ils seront élargis à 66-70 cm, canal par lequel les mineurs seront extraits, un à un, avec l'aide d'une nacelle.

Les autorités répètent chaque jour que le délai prévu pour le sauvetage des mineurs, prisonniers à 700 m de fond depuis un éboulement le 5 août, est entre début novembre, "dans un scénario optimiste", et début décembre.

Un immense convoi de 42 camions, amenant les pièces d'un 3e engin excavateur était jeudi en route pour la mine San José, où ils devraient arriver "dans la nuit ou vendredi matin". Pour certains, du moins.

Car le va-et-vient de 42 poids lourds sur la piste sinueuse de 40 km menant à la mine est un ballet qui requiert une planification "logistique et électrique, sans compter les problèmes de sécurité et d'espace", a expliqué Sougarret.

Ce troisième engin, la foreuse pétrolière "RIG-422", aura la charge d'un 3e puits, le "Plan C" des secours, et devrait entrer en action autour du 18 septembre.

Avec sa progression de 20 à 40 m par jour selon la roche rencontrée, elle se joindra à la course, la "saine concurrence", selon l'expression des autorités, pour arriver le premier aux mineurs.

Devant cette débauche de technologie de forage, d'engins puissants et dernier cri, l'ingénieur Sougarret a souligné "qu'il y a 10 ou 15 ans, il aurait été beaucoup plus difficile" de mener l'opération de secours des 33.

Pour les familles pourtant, rien ne va assez vite, et seul le va-et-vient des lettres avec le fond comble l'attente.

Ces courriers recèlent d'émouvants témoignages d'hommes en expérience de survie sans précédent, qui se retrouvent face à eux-mêmes.

"Je suis né une deuxième fois", écrit ainsi Victor Zamora à sa mère Nelly, dans un courrier montré à l'AFP.

"Il avait en lui beaucoup de colère, de haine, et maintenant dans ses lettres, on voit qu'il va beaucoup mieux, (que) cette expérience va lui servir à grandir en tant que personne", dit-elle.

"J'ai 33 ans, nous sommes 33 mineurs, et Dieu (Jésus) avait 33 ans. C'est une coïncidence comme pour un miracle, et cela me donne davantage de forces pour continuer".

"Salue de ma part ma soeur, avec laquelle nous avons tant de choses à nous dire, raison pour laquelle Dieu m'a donné une autre chance de le faire", écrit Zamora.

AFP

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