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Obama/Netanyahou
La colonisation au menu de la rencontre
Reportée à cause du raid israélien sur la flottille humanitaire pour Gaza, la rencontre aujourd'hui entre le président américain et le premier ministre israélien est supposée réchauffer des relations mises à mal par la poursuite de la colonisation juive dans les territoires palestiniens occupés.
Quatre mois après de vives tensions entre Israël et les Etats-Unis causées notamment par la décision de construire de nouveaux logements à Jérusalem-Est, le premier ministre israélien en visite aujourd'hui à la Maison Blanche veut donner une image plus sereine des relations israélo-américaines.
Prolonger le moratoire
Au menu des discussions, figureront les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens, qui peinent à reprendre, et l'échéance du gel provisoire de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie, décidé en novembre 2009, pour une durée de dix mois et qui expire le 27 septembre.
Le président Obama souhaite convaincre Netanyahou de prolonger le gel de la colonisation au-delà de cette date.
2.700
Selon le quotidien israélien Haaretz, les constructions reprendront dès la fin du moratoire. En tout, ce seraient 2.700 nouvelles maisons qui sortiraient de terre. Toutefois, explique le quotidien, “il s'agit en majorité de constructions autorisées avant le gel”, les nouveaux projets nécessitant “l'accord du ministère de la défense”.
Les faucons veillent
Mais les faucons de la coalition au pouvoir en Israël sont opposés à toute extension du moratoire, et, plus généralement à toute concession aux Palestiniens. “Une prolongation du gel est hors de question”, a répété le ministre des sciences Daniel Hershkowitz, représentant d'un parti nationaliste religieux au gouvernement.
Ainsi, “Obama va faire tout ce qu'il peut pour obtenir de Netanyahou ce qui pourrait ressembler à un engagement en faveur d'une prorogation du gel”, estime Jonathan Spyer, spécialiste de la géopolitique au Proche-Orient.
Mais le président américain va devoir compter avec les élections américaines de mi-mandat de novembre prochain où un fort recul des démocrates est attendu: il est conscient qu'Israël jouit du soutien de nombreux parlementaires et électeurs américains.
Ainsi, Netanyahou aura juste à rester “vaguement gentil, mais sans rien donner de concret”, prédit M. Spyer.



