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Bosnie: arrivée à Sarajevo de l'ancien président Ejup Ganic

L'ex-président bosniaque, Ejup Ganic, arrive à Sarajevo le 28 juillet 2010, après le rejet par la justice britannique d'une demande d'extradition de la Serbie
L'ex-président bosniaque, Ejup Ganic, arrive à Sarajevo le 28 juillet 2010, après le rejet par la justice britannique d'une demande d'extradition de la Serbie
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L'ancien président bosniaque, Ejup Ganic, est arrivé mercredi à Sarajevo, après le rejet mardi par la justice britannique d'une demande d'extradition de la Serbie à son sujet pour crimes de guerre, a constaté un photographe de l'AFP.

Ejup Ganic a été accueilli par plusieurs centaines de personnes à l'aéroport. L'ancien président bosniaque est arrivé à bord d'un vol régulier en provenance d'Istanbul.

"Merci à tous d'être venus. Le combat livré au cours des cinq derniers mois ne l'a pas été en vain", a déclaré M. Ganic à la presse à l'aéroport de Sarajevo.

"Nous sommes revenus avec deux résultats. Le premier est un document confirmant que la Bosnie-Herzégovine a été victime d'une agression. Nous avons mis au clair le caractère de la guerre en Bosnie", a dit M. Ganic.

"Le deuxième résultat est que le procès contre moi était motivé politiquement. La Serbie a abusé du système judiciaire britannique (...) Nous revenons une fois encore victorieux", a ajouté M. Ganic.

Agé de 64 ans, Ejup Ganic, ancien membre musulman de la présidence bosniaque pendant la guerre et ex-président de la fédération de Bosnie-Herzégovine, avait été arrêté le 1er mars à l'aéroport londonien de Heathrow en application d'un mandat d'arrêt émis par la Serbie pour crimes de guerre. A la mi-mars, il avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

La Serbie accuse Ejup Ganic d'avoir participé en 1992 à la conception d'attaques sur un mess d'officiers de l'armée yougoslave, puis sur des ambulances dépêchées sur place et enfin sur un convoi militaire à Sarajevo qui avait fait 18 morts. M. Ganic nie toute implication.

Expliquant sa décision, le juge Timothy Workman du tribunal de Westminster, à Londres, a dénoncé mardi une "procédure lancée et utilisée à des fins politiques", ce qui "constitue un abus de procédure".

La Serbie a annoncé mardi qu'elle ferait appel de la décision de la justice britannique.

AFP

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