Dernière mise à jour :
La Grande-Bretagne "en colère" face aux entraves à l'adhésion de la Turquie à l'UE
Le Premier ministre britannique Cameron (G) et son homologue turc Erdogan, le 26 juillet 2010 à Ankara. /DR
Le Premier ministre britannique David Cameron a exprimé sa “colère” face aux entraves à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, accusant à mots couverts la France et l'Allemagne qui s'opposent à une pleine adhésion, lors d'une visite officielle mardi à Ankara.
Les négociations pour une adhésion turque à l'UE, entamées en 2005, avancent au ralenti, du fait notamment de l'opposition de la France et de l'Allemagne. Ces pays redoutent l'arrivée dans le club européen d'un pays de 73 millions d'habitants, presque tous musulmans.
“Savez-vous qui a dit ceci: 'Voilà un pays qui n'est pas européen... son histoire, sa géographie, son économie, son agriculture, et le caractère de son peuple - un peuple admirable au demeurant - tout va dans une direction différente. C'est un peuple qui ne peut pas devenir membre à part entière, en dépit de ses revendications et peut être de ses convictions”?, a-t-il déclaré.
“C'est le Général de Gaulle, décrivant le Royaume Uni, avant d'opposer son veto à notre accession à l'UE. Nous savons ce que c'est que d'être exclu du club. Mais nous savons aussi que ces choses peuvent changer”, a-t-il lancé.
Londres est depuis longtemps un fervent partisan de l'adhésion turque à l'Union européenne et le nouveau gouvernement de David Cameron, installé en mai, a promis de renforcer les liens avec la Turquie.


