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Cuba: départ pour l'Espagne des cinq derniers détenus de la liste des 20

Le ministre espagnol des Affaires Etrangères Miguel Angel Moratinos face à son homologue cubain Bruno Rodriguez à La Havane (Cuba) le 6 juillet 2010
Le ministre espagnol des Affaires Etrangères Miguel Angel Moratinos face à son homologue cubain Bruno Rodriguez à La Havane (Cuba) le 6 juillet 2010
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Des ex-prisonniers politiques cubains récemment arrivés en Espagne, font le signe de la victoire, le 15 juillet 2010 à Madrid
Des ex-prisonniers politiques cubains récemment arrivés en Espagne, font le signe de la victoire, le 15 juillet 2010 à Madrid
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Les cinq derniers détenus politiques cubains libérés, d'un groupe de 20 ayant choisi de rejoindre l'Espagne, ont quitté Cuba jeudi, avec leurs familles, à destination de Madrid, a annoncé l'ambassade d'Espagne à La Havane.

Jorge Luis Gonzalez, 39 ans, Blas Giraldo Reyes, 54 ans, José Ubaldo Izquierdo, 44 ans, Jésus Mustafa, 66 ans, et Antonio Diaz, 47 ans, ont décollé, comme les 15 autres avant eux ces derniers jours, à bord d'un vol commercial devant atterrir à Madrid vendredi matin, a précisé un porte-parole de l'ambassade.

Une fois en Espagne, M. Izquierdo pourrait poursuivre son voyage vers le Chili, dont le gouvernement a confirmé lundi être prêt à l'accueillir avec sa famille.

Ces cinq départs complètent la liste de 20 détenus politiques récemment libérés ayant choisi l'Espagne pour destination, sur un total de 52 prisonniers politiques que les autorités cubaines ont commencé à libérer mi-juillet.

A la suite d'une médiation sans précédent menée par l'Eglise catholique cubaine et la diplomatie espagnole avec le président Raul Castro, Cuba a annoncé début juillet la libération progressive des 52 dissidentss.

Ils avaient été arrêtés en mars 2003, lors d'une rafle au cours de laquelle 75 opposants avaient été jetés en prison après avoir été condamnés à de lourdes peines. Vingt-trois avaient remis en liberté ces dernières années, la plupart pour raisons de santé.

Le processus doit être achevé dans un délai de quatre mois.

En visite à Cuba, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, avait indiqué le 8 juillet que Madrid était prêt à accueillir tous les prisonniers politiques libérés, à condition qu'ils puissent revenir à Cuba quand ils le souhaitent.

L'Eglise catholique cubaine continue ses consultations avec les prisonniers et il est possible que d'autres décident de partir pour l'Espagne.

Outre les 20 ayant décidé un départ pour l'Espagne, une partie des détenus a indiqué ne pas vouloir quitter l'île et d'autres ont émis le désir de partir pour les Etats-Unis, qui abrite une communauté de 1,5 million de personnes d'origine cubaine.

La Section des intérêts américaine à La Havane (Sina) a commencé mardi à interroger les épouses et proches de prisonniers désireux d'émigrer vers les Etats-Unis

AFP

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