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Cameraman espagnol tué en Irak: nouveaux mandats contre 3 soldats américains
Des proches du caméraman espagnol José Couso, tué par un tir américain à Bagdad en 2003, manifestent le 8 avril 2008.
La justice espagnole a annoncé jeudi avoir lancé de nouveaux mandats d'arrêt internationaux contre les trois militaires américains impliqués dans la mort du caméraman espagnol José Couso, tué par un tir américain à Bagdad en 2003.
Cette mesure intervient après la décision, début juillet, du Tribunal suprême espagnol de rouvrir l'enquête sur la mort de ce caméraman durant l'invasion de l'Irak par les troupes américaines et britanniques.
Le Tribunal suprême avait demandé à la haute instance pénale espagnole Audience nationale de rouvrir le dossier qui avait été classé en juillet 2009, à la suite d'un recours déposé par la famille du caméraman.
C'est la troisième fois que des mandats d'arrêts sont lancés contre ces trois militaires, le sergent Thomas Gibson, le capitaine Philip Wolford et le lieutenant-colonel Philip de Camp.
José Couso, caméraman de la chaîne Telecinco, avait été tué le 8 avril 2003 par un tir de char américain alors qu'il se trouvait dans l'hôtel Palestine à Bagdad.
En 2006, l'Audience nationale avait une première fois classé sans suite l'enquête, estimant que la mort de José Couso s'était produite dans le cadre d'un "acte de guerre" ne visant pas de manière préméditée à tuer des journalistes.
Le tribunal suprême avait par la suite rejeté cet argument et ordonné, à la demande de la famille de José Couso, la réouverture de l'enquête.
En 2009, l'Audience nationale avait une nouvelle fois classé sans suite l'affaire et annulé l'inculpation "pour homicide et délit contre la communauté internationale" des trois militaires américains.
Elle avait alors estimé que les charges retenues contre ces militaires qui formaient l'équipage du char de combat ayant tiré l'obus qui a tué José Couso, reposaient sur des "indices insuffisants".
Outre le caméraman espagnol, de la télévision privée espagnole Telecinco, un caméraman ukrainien de l'agence Reuters, Taras Protsyuk, avait été tué dans cette attaque.


