Elections partielles de Tanger-Asilah et Gueliz-Annakhil
PJD et PAM, le clash des titans
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Les Tangérois et les Marrakchis sont appelés à se rendre aux urnes, le 4 octobre prochain, au titre des élections législatives partielles des circonscriptions de Tanger-Asilah et Gueliz-Annakhir. L'enjeu demeure les quatre sièges remportés par le PJD et annulés par le Conseil constitutionnel pour utilisation de symboles religieux lors de la campagne électorale.
La campagne électorale pour ces législatives partielles commence à prendre des couleurs. Les candidats des partis en lice pour ces élections vont de plus en plus à la rencontre des citoyens. La distribution de tracts électoraux s'accélère. Plusieurs partis ont fait appel à des responsables de leurs structures centrales pour venir dans la ville du Détroit et la ville ocre afin de défendre le projet de leurs formations respectives et soutenir leurs listes électorales.
Guerre des accusations
La bataille électorale a bel et bien commencé. Le parti du tracteur a ouvert le bal à Tanger, en accusant le parti d'Abdelilah Benkirane d'exploiter les ministres PJDistes et de faire des dons de bienfaisance et des aumônes pour faire la cour aux électeurs. Le bureau politique du PAM a dénoncé un “comportement électoral suspect ”. Il a mis en garde contre une reproduction des mêmes méthodes utilisées par le Parti Justice et Développement lors des élections législatives du 25 novembre 2011.
À Marrakech, des accusations ont marqué ce rendez-vous électoral. Ahmed Al Moutasadiq, le candidat PJDiste, a déposé jusqu'à maintenant cinq plaintes contre la candidate du PAM, Zakia Mrini, d'après le site d'information Lakome.com. Selon le candidat PJDiste, Zakia Mrini aurait profité de ses activités à la tête de l'arrondissement de Gueliz pour mener sa campagne. La candidate a assuré que le PAM avait lui aussi porté plainte contre Al Moutasadiq pour avoir mené une campagne électorale à l'extérieur de Marrakech, plus exactement à Ait Ourir.
Les dirigeants attendus à Marrakech
À Tanger, le parti de la lampe, qui s'est vu retirer les sièges en question, a renouvelé sa confiance aux mêmes figures déchues par la décision du Conseil constitutionnel, à savoir Abdellatif Berrouhou, comme tête de liste, Mohamed Diyaz et Mostafa Chouati. Le PAM, quand à lui, entre dans cette bataille électorale représenté par Adil Dfouf, Mokhtar Belmekki ainsi que Taoufik Zari, comme nouveau candidat.
Selon le site d'information Lakome.com, Mustapha Bakkouri, Ilyass Ammari et Abdelilah Benkirane sont attendus à Marrakech pour soutenir leurs candidats.
Les derniers jours de la campagne électorale, qui s'achève le 3 octobre, seront capitaux pour attiser l'intérêt des Tangérois et des Marrakchis et décisifs pour tester la popularité de ces partis politiques.


