L'affaire du crédit immobilier et hôtelier (CIH) refait surface
Les paillasses d'Oukacha pas très confortables pour Khalid Alioua

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Les avocats des quatre détenus dans l'affaire du crédit immobilier et hôtelier (CIH), parmi lesquels figure son ex-directeur Khalid Alioua, ont adressé un communiqué à l'opinion publique. Ils dénoncent la détention provisoire de leurs clients et estiment qu'ils sont tombés dans l’oubli derrière les barreaux.

Khalid Alioua, l'ancien directeur du CIH et ancien ministre du développement (1998-2002). /DR
Khalid Alioua, l'ancien directeur du CIH et ancien ministre du développement (1998-2002). /DR
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La défense de Khalid Alioua a alerté l’opinion publique sur les conditions de détention de l’ex-directeur du crédit immobilier et hôtelier (CIH), Khalid Alioua, ainsi que des trois autres détenus, Mohamed Zizi, Elarbi Alioua et Youness Alioua.

Composé de plusieurs avocats parmi lesquels figure Driss Lachgar, le député parlementaire de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), la défense a accusé le juge d’instruction d’avoir arrêté les quatre suspects, sans pour autant commencer un sérieux travail d’investigation. Les avocats estiment que leurs clients sont tombés dans l’oubli derrière les barreaux de la prison d'Oukacha, alors qu’ils jouissent de toutes les garanties pour que soit levé l’état de détention.

Dans un communiqué, la défense confirme avoir eu un accès très limité au dossier du procès et à la documentation, confirmant que les enregistrements reçus par les avocats ne représentent pas la totalité des preuves du bureau d’investigation.

“Nous considérons que cette détention préventive de nos clients est arbitraire et constitue une menace pour les fondements et les perspectives d'un procès équitable. Après près de trois mois de détention arbitraire, l’attitude du tribunal annonce déjà une condamnation prématurée”.

Communiqué de la défense des quatre suspects dans l'affaire du CIH.

La détention “arbitraire” dans cette affaire est, selon le communiqué, une violation de la Constitution et des droits de l’Homme, et la défense signale qu’elle ne restera pas les bras croisés devant une telle situation.

L'affaire du CIH n'est pas très récente

L’affaire du CIH a fait l’objet d’une enquête préliminaire depuis novembre 2011 et les présumés coupables s’étaient “volontairement rendus au tribunal alors qu’ils étaient sous surveillance”. Une liberté qui n’a pas duré longtemps, puisque le parquet général a décidé de poursuivre, en état d’arrestation, douze responsables du CIH, dont l’ex-directeur de l’établissement public, Khalid Alioua.

Les faits remontent à l’époque où Khalid Alouia occupait le poste de directeur de l’établissement bancaire entre 1998 et 2002. La justice s’est saisie de ce dossier suite à un rapport de la Cour des comptes qui, en 2009, avait relevé l’existence de malversations dans le secteur de la promotion immobilière, de nombreuses dépenses fictives allouées aux hôtels appartenant à la banque, ainsi que des frais d'aménagement de deux appartements de l’ex-directeur du CIH et qui dépassent 1.000.000 dhs.

Khalid Alioua avait menacé de faire des révélations dans le cas où il serait arrêté. Des révélations qui,semble-t-il, se font toujours attendre!

Y.B.

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Dernière mise à jour : Juin.14, 10:53

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