Ahmed Moufid, professeur de sciences politiques et de droit constitutionnel
"L'emploi direct des Sahraouis transgresse les dispositions de la Constitution"
Dernière mise à jour :
Dr Ahmed Moufid, professeur de sciences politiques et de droit constitutionnel à l’université de Fès, juge l’emploi direct, effectué au profit des chômeurs issus des régions Sahraouies, de “violation flagrante des dispositions de la nouvelle Constitution”. Et ce pour de nombreuses considérations, dont la première est que la nouvelle Constitution insiste sur le principe d’égalité des chances pour tous les citoyens et citoyennes marocains. Il a dans ce sens expliqué, au site Hespress, que “l'égalité des chances, c'est offrir des opportunités égales pour tous, afin d'accéder à la fonction publique ou de profiter des services publics, sous toutes leurs formes, tout en précisant que, l'égalité des chances ne garantit pas forcément les mêmes résultats. "
Contradictions dans les propos du chef du gouvernement
Ahmed Moufid a poursuivi en affirmant qu’“aucun appel aux concours d’accès à ces emplois n’a été lancé, afin que toute personne respectant les conditions d’accès puisse y participer”. Ajoutant que l’emploi et l’integration directs, couverts par le décret d’integration directe, ont expiré à la fin de l’année 2011.
Moufid a, par ailleurs, affirmé que la décision d’Abdelilah Benkirane représente une transgression de la Constitution et une contradiction avec ses déclarations, au sein du parlement et du conseil du gouvernement, où il disait que l’emploi direct n’était plus autorisé et était désormais considéré comme une décision contraire aux dispositions de la Constitution.
Il est à rappeler que 17 cas ont été intégrés au ministère de la Justice et des Libertés et 46 autres au sein des communes territoriales, sur la base des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation.


