Instance centrale de prévention de la corruption
En attente d'un nouveau cadre juridique
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L'efficacité de l'action et de l'intervention de l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) est tributaire du nouveau cadre juridique régissant sa mission après sa constitutionnalisation, qui lui a attribué de nouvelles prérogatives liées à l'enquête et à la lutte contre les actes de prévarication, a affirmé le président de l'Instance, Abdeslam Aboudrar.
Selon ce dernier, l’actuel texte juridique régissant l'action de l'Instance reste limité et prive l'institution de compétences effectives. Il qualifie également le budget qui y est alloué de faible, comparativement à l'ampleur de la mission qui lui est dévolue. Mais, cette situation, a-t-il poursuivi, n'a pas empêché l'Instance d'agir sur tous les plans liés à la lutte contre la corruption.
Dans ce sens, il a mis en exergue les efforts déployés par l'Instance en matière de diagnostic et d'évaluation de la politique gouvernementale ou les propositions et recommandations formulées visant à contrer ce phénomène.
L'Instance a adopté à cet égard une approche basée sur l'implication de tous les acteurs, contribuant ainsi à la création de l'Observatoire de l'éthique dans le secteur des douanes, et au lancement d'un portail destiné à la collecte des doléances des petites et moyennes entreprises, outre l'adoption d'une loi protégeant les dénonciateurs de la corruption et les témoins.
Par ailleurs, M. Aboudrar a noté que le nouveau rapport de l'Instance comporte un diagnostic du phénomène de la corruption au Maroc et une évaluation des mesures gouvernementales relatives à la lutte contre ce fléau. Le rapport comporte en outre une étude exhaustive et un diagnostic global des nouvelles dispositions constitutionnelles concernant la bonne gouvernance.


