Alain Antil (IFRI): L'économie grise dans les camps de Tindouf "responsable de l'insécurité" qui règne dans la zone du Sahel

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L'économie grise qui prolifère dans les camps de Tindouf est "responsable de la grande criminalité et de l'insécurité qui règnent dans la zone du Sahel et du Sahara", a affirmé Alain Antil, chercheur responsable du programme Afrique subsaharienne à l'Institut français des relations internationales (IFRI).

"Il faut distinguer entre ce qui est commerce et trafic qui jusqu'à la fin de l'année dernière n'avait pas entrainé de graves problèmes de sécurité, notamment pour les étrangers qui pouvaient passer dans la zone", a-t-il déclaré mercredi sur les ondes de la radio Médi 1.

Le chercheur s'interroge sur les relations tissées entre les services de sécurité algériens et le Polisario, mais aussi sur les leçons qui ont été tirées depuis l'enlèvement des humanitaires espagnols, avant de conclure que les informations provenant de cette zone sont souvent "filtrées" pour des considérations idéologiques.

"Les informations qui nous parviennent de la zone sont souvent filtrées à la fois pour des mesures de sécurité et une espèce de prisme idéologique, en niant l'existence d'une quelconque insécurité", a relevé cet expert. "Côté algérien, on n'avouera jamais qu'il y a des problèmes dans cette zone", assure Alain Antil.

MAP


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