Forte émotion à l'enterrement du parachutiste Imad Ibn Ziaten tué à Toulouse

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La mère d'Imad Ibn Ziaten (c) avec un portrait de son fils en tenue de parachustiste, son père (d), son frère (derrière) et le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Marc Laffineur, à leur arrivée à l'aéroportd e Rabat le 24 mars 2012.
La mère d'Imad Ibn Ziaten (c) avec un portrait de son fils en tenue de parachustiste, son père (d), son frère (derrière) et le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Marc Laffineur, à leur arrivée à l'aéroportd e Rabat le 24 mars 2012.
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Le parachutiste d'origine marocaine abattu le 11 mars à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, a été enterré dimanche au Maroc en présence de plusieurs centaines de personnes, lors d'une cérémonie empreinte d'émotion, a constaté un journaliste de l'AFP.

Sous une pluie fine, plusieurs milliers de personnes ont suivi à M'diq (nord) le cercueil d'Imad Ibn Ziaten, 30 ans, tué le 11 mars par Mohamed Merah, l'assassin de deux autres parachutistes à Montauban et de quatre personnes dont trois enfants devant une école juive à Toulouse.

Le cercueil a été porté par des militaires français et marocains.

"La France n'épargnera aucun effort pour lutter contre le terrorisme. Imad était un militaire exemplaire", a déclaré le secrétaire d'Etat français à la Défense chargé des Anciens combattants, Marc Laffineur, après la cérémonie.

M. Laffineur était arrivé à Rabat dans la nuit de samedi à dimanche dans le même avion que la dépouille d'Imad Ibn Ziaten pour assister aux obsèques à M'diq, où la famille Ziaten possède une maison. Il était accompagné d'une dizaine d'officiers français.

Un représentant de François Hollande, candidat socialiste aux présidentielles françaises, a également assisté aux obsèques.

"Il est rare que deux armées (ndlr: marocaine et française) rendent hommage à une victime. C'est réconfortant", a déclaré Nawfel Ibn Ziaten, le frère du parachutiste.

Dans la maison familiale de la victime à M'diq, son père, Ahmed Ibn Ziaten, a confié à l'AFP avoir "eu un malaise, tout à l'heure, vers 03h00 (GMT) du matin (dimanche) lorsque le corps" de son fils est arrivé en provenance de Rabat. "Je ne comprends pas ce qui nous arrive", a-t-il ajouté.

Dans une petie pièce, près du cercueil et d'un portrait d'Imad en uniforme, trois femmes militaires marocaines ont rendu hommage à la victime.

"Je vis en Espagne et je lui ai souvent rendu visite en France. Imad venait de temps en temps en Espagne pour me voir. Je suis trop triste", a dit un ami du parachutiste tué, les larmes aux yeux.

Imad Ibn Ziaten, un sous-officier du 1er Régiment du train parachutiste (RTP) de Francazal (banlieue de Toulouse), se tenait à proximité de sa moto lorsque le meurtrier s'est approché et lui a tiré au moins une balle en pleine tête, avant de prendre la fuite sur son deux-roues.

Le 15 mars, deux autres parachutistes, également d'origine maghrébine, Mohamed Legouad et Abel Chennouf, avaient été abattus par le même tueur non loin de leur caserne à Montauban (sud-ouest), alors qu'ils retiraient de l'argent à un guichet automatique. Un de leurs collègues, antillais, a été très grièvement blessé.

AFP


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