Code de la presse et de l'édition
L'ère d'une nouvelle réforme

Dernière mise à jour :


Après des années de tergiversations, d'échecs et de reports, le Maroc a enfin connu la semaine dernière, le lancement d’un chantier qui s’est fait longtemps attendre, celui de la réforme du code de la presse et de l’édition, avec la réunion, lundi 1er octobre, du comité consultatif chargé de l’examen des projets de loi relatifs à ce projet. Le point sur cette première étape, à la lumière des déclarations de Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication.

Avec la mise en place effective lundi dernier d’un comité consultatif chargé de l’examen des projets de lois relatifs au projet du code de la presse et de l’édition, avec à sa tête, l'ancien ministre de la Communication Mohamed Larbi Messari, c'est bien un projet très attendu et d'envergure qui a été initié.

Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication et porte parole du gouvernement, a donné lors de cette réunion, un aperçu des grandes lignes de la réforme des secteurs de la presse et de l’édition.

L'occasion pour le ministre de préciser que le lancement de cette réforme s’inscrit dans un contexte international, arabe et régional qui vise au renforcement du rôle des médias dans le processus de développement de la société, en incluant le secteur de la presse parmi les dispositions de la Constitution, et en ciblant également une approche participative des institutions gouvernementales et de la société civile.

Les grandes lignes de la réforme

Ainsi, l’instauration d’une instance indépendante pour l’autorégulation du métier se chargera de l’éthique de la profession conformément aux standards internationaux, a t-il expliqué.

Par ailleurs, et pour accompagner le corps de la presse, M. El Khalfi a fait état de la mise en place d’un Conseil national de la presse et de l’instauration d’un système de concertation entre les acteurs concernés dont la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) et le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM).

Ce projet vise également l’application effective de la nouvelle Constitution et son article 28 qui garantit la liberté de la presse et qui, selon le ministre, ne peut être limitée par aucune forme de censure préalable.

Les pouvoirs publics sont donc appelés à favoriser l’organisation du secteur de la presse “de manière indépendante et sur des bases démocratiques, ainsi que la détermination des règles juridiques et déontologiques le concernant”.

Une réforme ne peut s’envisager que quand elle s’intègre dans un environnement favorable et se base sur de bonnes références. C'est le cas, a ajouté le ministre, pour ce projet de réforme, qui se réfère principalement à la Consitution, et aux directives royales. L'objectif est de s'orienter vers un travail sérieux sur l’émergence d’institutions médiatiques professionnelles, favorisant le développement à travers le réexamen de l'appui public à la presse écrite, et l’évolution de son système juridique.

Salma Raiss

L'équipe de aufait accueille vos commentaires avec enthousiasme, et s'engage à respecter votre liberté d'expression. Par contre, afin d'éviter les abus et les contenus offensants, seuls les commentaires validés par notre équipe rédactionnelle seront publiés. Vous êtes priés de respecter la netiquette.

Vous avez droit à votre opinion, respectez donc celle des autres ! Merci.



newsletter



PRESSE ARABOPHONE
Kiosque. Journaux arabophones

Dernière mise à jour : Mai.9, 7:9

وجهة نظر، وجهات نظر أخر الأخبار العربية بالراي والتحليل