Affaire des indemnités des hauts cadres des Finances
Sit-in de solidarité avec Louiz, Nizar Baraka interpellé le 2 novembre prochain
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Un sit-in de protestation en solidarité avec Abdelmajid Louiz, principal accusé dans l'affaire des indemnités des hauts cadres des Finances, a été organisé hier. Les manifestants ont dénoncé l'injustice et le caractère politique de l'affaire. Dans le même temps, la cour a reporté son examen au 2 novembre prochain et convoquera Nizar Baraka, ministre de l'Economie et des Finances, le plaignant dans cette affaire.
Abdelmajid Louiz, principal accusé dans l’affaire de la fuite de documents relatifs aux primes attribuées par le ministère des Finances. /DR
La Fédération démocratique du travail (FDT) a organisé mardi un sit-in de protestation devant le tribunal de première instance de Rabat, en solidarité avec Abdelmajid Louiz, principal accusé dans l’affaire de la fuite de documents relatifs au fameux scandale des “primes Mezouar-Bensouda”.
Les manifestants ont dénoncé “un jugement à caractère politique”, considérant que ce procès a lieu afin d’induire en erreur l’opinion publique. Abdelaziz Aftati, député parlementaire du PJD et le premier à avoir porté l’affaire devant la Chambre des représentants, n'a pas raté ce rendez vous. Dans une déclaration sur le site arabophone Hespress, Aftati a souligné qu’il s’agit d’une “réelle mascarade”, que “ceux qui ont pris l’argent public doivent le rendre” et que ce procès est “anticonstitutionnel”.
Par la même occasion, le tribunal de première instance de Rabat a décidé hier de reporter au 2 novembre prochain l'examen de l'affaire pour convoquer le plaignant, le ministère de l'Économie et des Finances, Nizar Baraka, ainsi que trois cadres de la trésorerie générale et un témoin de la défense.
La cour n'a pas donné suite aux autres requêtes de la défense, qui avait notamment demandé la convocation pour témoignage, de huit responsables de la trésorerie générale.
La défense a sollicité, durant la séance d'hier, la présentation de différents documents en liaison avec l'affaire.
Abdelmajid Louiz et Mohamed Reda, fonctionnaires au sein de la trésorerie générale du Royaume et au ministère des Finances, sont accusés de “divulgation de secret professionnel”, une violation de l’article 18 de la fonction publique. Ils ont comparus en état de liberté provisoire.
La naissance de cette affaire remonte à la publication, en juin dernier, par Akhbar Alyoum, de documents établissant que Salaheddine Mezouar et Noureddine Bensouda percevaient des indemnités oscillant entre 70 et 90.000 dirhams.

