Le Maroc, un pilier important pour l'intégration de l'Afrique

Dernière mise à jour :


Le Maroc est "un pilier important pour l'intégration de l'Afrique", a affirmé l'ancien Premier ministre sénégalais et candidat à l'élection présidentielle, M. Moustapha Niasse.

Le Maroc a joué un rôle essentiel en Afrique, a dit M. Niasse dans un entretien publié mardi dans la presse.

Le royaume, a-t-il rappelé, a "soutenu les mouvements de libération des Etats d'Afrique vis-à- vis des anciens colons britanniques, français, portugais et espagnols".

"Le Mozambique peut-il oublier que le FRELIMO a été soutenu à partir de Rabat, comment la Guinée Bissau et le Cap Vert peuvent-ils oublier que le PAIG était soutenu directement par le Roi, même chose pour le Botswana et l'Afrique du Sud... "

M. Moustapha Niasse

" Ce sont là des faits historiques qui dépassent la texture et l'actualité politique ", a-t-il lancé.

En ce qui concerne la question du retrait du Maroc de l'OUA (actuellement UA), M. Niasse a indiqué que " le Maroc a quitté l'Union africaine dans des conditions purement politiques. Son honneur était engagé et il ne pouvait faire autrement pour garder sa dignité ".

Le fait que le Maroc ne soit plus à l'OUA n'est "qu'un aspect formel", selon l'ancien premier ministre qui précise que le Royaume " reste présent, prend part aux conférences économiques africaines. Il est sollicité de partout en Afrique ".

"Le Maroc reste un pilier important de l'Afrique. Il est une synthèse de la civilisation de la Méditerranée", a dit M.Niasse mettant en exergue l'apport important du Royaume dans la formation des élites africaines à savoir la présence sur son territoire de 8000 étudiants d'Afrique.

Evoquant par ailleurs la récente visite à Alger du ministre marocain des affaires étrangères et de la coopération, Saadeddine El Othmani, M. Niasse a considéré que cette visite " ouvre de nouvelles voies par rapport à l'analyse de ce qui s'est fait en Libye, en Tunisie et en Egypte et pousse à dépasser les antagonismes superficiels du passé pour aller vers l'avenir ".

" Si on est capable d'avoir cette force d'anticipation, la question des frontières deviendra secondaire ", a -t-il souligné, notant que " l'unité des pays maghrébins pourra régler tous les contentieux pourvu qu'il y ait une réelle volonté ".

" Le contexte a changé, il faut aller de l'avant ", a estimé l'ancien Premier ministre du Sénégal.

MAP


L'équipe de aufait accueille vos commentaires avec enthousiasme, et s'engage à respecter votre liberté d'expression. Par contre, afin d'éviter les abus et les contenus offensants, seuls les commentaires validés par notre équipe rédactionnelle seront publiés. Vous êtes priés de respecter la netiquette.

Vous avez droit à votre opinion, respectez donc celle des autres ! Merci.

comments powered by Disqus


newsletter