HRW dénonce des violences policières lors de manifestations

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Human Rights Watch exhorte les autorités marocaines à se servir des "nouveaux principes constitutionnels pour réformer les lois et pratiques répressives", dénonçant des cas de violences policières lors de plusieurs manifestations, dans un rapport publié lundi.

"La révision constitutionnelle approuvée par référendum le 1er juillet peut faire avancer considérablement les droits des Marocains, mais seulement si les autorités se servent de ces nouveaux principes constitutionnels pour réformer les lois et les pratiques répressives", souligne l'ONG.

"Parmi les pratiques qui doivent être rendues conformes à la constitution se trouve la façon dont la police répond aux manifestations pacifiques", ajoute HRW, estimant que "les policiers ont réagi en plusieurs occasions avec une brutalité extrême", depuis le début des manifestations à l'appel du mouvement dit "du 20 février" pour réclamer des réformes du système politique.

"Il ne suffit pas d'adopter une constitution qui affirme: +Il ne peut être porté atteinte à l'intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit+, et ensuite laisser la police matraquer des manifestants pacifiques"

Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de HRW, dans ce rapport.

L'ONG mentionne la mort du jeune Kamal Omari "à l'hôpital après avoir été passé à tabac, même si la cause de son décès reste peu claire". Kamal Omari, est décédé le 2 juin à Safi, à 350 km au sud de Casablanca, en raison selon les autorités d'une "pneumopathie" aggravant les conséquences de ses blessures.

HRW juge qu'"il n'est pas évident d'expliquer l'alternance des réactions du gouvernement entre l'autorisation de manifestations pacifiques certains jours et la répression violente, d'autres jours, de manifestations pacifiques organisées avec les mêmes slogans".

Human Rights Watch précise avoir "interviewé des manifestants qui ont été passés à tabac à Rabat, Casablanca et Kénitra".

"Les compte-rendus nombreux et cohérents qui en ont été faits contredisent les déclarations officielles selon lesquelles les forces de sécurités avaient seulement utilisé la force nécessaire pour disperser des rassemblements +non autorisés+, des gens qui bloquaient la circulation ou bien désobéissaient aux ordres donnés", accuse l'ONG.

"Certaines des violences policières les plus dures se sont déroulées lors des manifestations pacifiques des 15, 22, 28 et 29 mai", selon HRW.

AFP


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