Aéronautique
5,2 milliards DH de chiffre d'affaires à l'export en 2011
Dernière mise à jour :
Le secteur de l'aéronautique marocain a enregistré un chiffre d'affaires à l'export de 5,212 milliards de dirhams (MMDH) en 2011, contre 4,702 MMDH en 2010, soit une hausse de près de 11%, selon les derniers chiffres du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS).
Le nombre d'entreprises opérant dans le secteur aéronautique est passé de 10 à 100 entre 2001 et 2011/ DR
Le secteur aéronautique a pu résister aux effets de la crise, avec un taux de croissance de 29% en termes d'exportations sur la période 2008-2009 (65,5% sur toute la période 2008-2011), indique la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), dans un rapport du mois de septembre intitulé “le secteur aéronautique marocain face aux nouvelles mutations mondiales”.
Employant environ près de 8.000 salariés, le secteur aéronautique marocain compte un potentiel de développement estimé à environ 4 MMDH de PIB additionnel, se traduisant par la création d'environ 15.000 nouveaux emplois directs à horizon 2015, ajoute la même source.
Le secteur, représenté aujourd'hui par près de 100 entreprises, est orienté dans sa totalité vers l'export. Les activités de production, de services et d'ingénierie constituent les composantes principales de la chaîne de valeur aéronautique marocaine, précise les auteurs du rapport.
Engouement notable des grands groupes mondiaux vers le Maroc
“Dans une industrie de la globalisation comme la nôtre (ndlr. Aéronautique), face à une concurrence internationale, une entreprise si elle n’est pas compétitive va droit dans le mur. Les fabricants ont besoin d’une technologie qui fait la différence mais également des coûts plus bas de production. Clairement, en installant une partie de sa production au Maroc, une entreprise peut gagner en compétitivité et accéder à de nouveaux marchés. ”
Benbrahim El Andaloussi, président du GIMAS.
La confiance des grandes compagnies internationales dans le secteur marocain s'est confortée en 2012 avec l'arrivée au Maroc du groupe canadien Bombardier Aéronautique, qui doit débuter en janvier 2013 sa production sur sa première usine locale de fabrication de composants destinés à l'industrie aéronautique, à Nouaceur, près de Casablanca.
Outre Bombardier, l'équipementier français Ratier-Figeac a inauguré cette semaine une filiale marocaine, également à Nouaceur. Ce projet, d'un coût de neuf millions d'euros, est dédié à l'assemblage des équipements de cabines et de cockpits. Quelque 150 personnes devraient être employées d'ici la fin de l'année par cette filiale.
La formation professionnelle à l'avant-garde
A l'ombre des chiffres, le secteur privé comme le public concourent à investir dans la formation de la main-d’œuvre qualifiée. L’Etat ne cesse de développer ce créneau devenu, par la force des choses, indispensable.
“L’industrie aéronautique n’est pas une industrie low-cost, il y a une exigence de qualité. Les entreprises recherchent avant tout du personnel qualifié. C’est pourquoi nous investissons beaucoup dans la formation, la clé du succès. Nous voulons en faire notre atout n°1.”
Benbrahim El Andaloussi, président du GIMAS.
Afin d'accompagner et satisfaire les besoins en compétences du secteur, le Maroc dispose de deux centres de formations de haut niveau: l'Académie Internationale Mohammed VI de L'Aviation Civile (AIMAC) et l'Institut des métiers de l'aéronautique (IMA).
Créée en 2000 par l'Office National des Aéroports, l'AIMAC est un établissement d'enseignement supérieur reconnu pour sa formation de profils de haut niveau dans les différentes branches de l'aviation civile.
Lancée en 2011, pour un investissement global de 113,5 millions de dirhams dans le cadre du Pacte national pour l'émergence industrielle, l'IMA vient enrichir ce créneau. L'institut a pour mission d'assurer au personnel des entreprises du secteur aéronautique et spatial (opérateurs, techniciens et cadres intermédiaires), des formations pré et post-embauche, ainsi que des cours de perfectionnement, dans le but de répondre aux besoins et exigences des entreprises.

