L'accord de crédit de 6,2 milliards de dollars accordé au Maroc témoigne de la "solidité" de son économie

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La Ligne de Précaution et de Liquidité (LPL) de 6,2 milliards de dollars, ouverte vendredi par le Fonds Monétaire International en faveur du Maroc, témoigne de "la solidité" des politiques économiques du Royaume et de "la robustesse" de sa gestion de l'économie, a affirmé le Directeur du Département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Masood Ahmed.

"La seule éligibilité aux LPL est un indicateur de la solidité des politiques économiques du pays et de la robustesse de sa gestion économique", a-t-il déclaré lors d'une téléconférence à Washington suite au feu vert du Conseil d'administration du FMI à cet accord de deux ans avec le Maroc, équivalent à 700 pc de sa quote-part dans cette institution financière internationale.

La Ligne de Précaution et de Liquidité, a-t-il poursuivi, est disponible aux pays menant de bonnes politiques économiques mais qui peuvent être confrontés à un contrecoup de tensions économiques et financières au niveau régional ou mondial contre lequel ils souhaitent être protégés.

L'admission d'un pays à bénéficier de ce mécanisme illustre de ce fait la solidité financière de son économie et de la politique économique menée par les autorités, ce qui contribue à raffermir la confiance des marchés à l'égard des mesures qu'elles envisagent, selon le FMI.

"Les antécédents de politiques économiques solides du Maroc et des réformes structurelles de grande échelle ont contribué à des performances macroéconomiques solides, en particulier une croissance robuste, une faible inflation et un système bancaire résilient", a souligné de son côté, la Directrice générale du FMI, Mme Christine Lagarde, dans un communiqué.

Ces développements positifs, conjugués à des fondamentaux économiques solides et aux cadres institutionnels, ont aidé le Maroc à "amortir l'impact de la crise mondiale et répondre à des besoins sociaux pressants", a-t-elle encore estimé.

Mme Lagarde a également relevé que la récente hausse des prix internes du carburant constitue "un signe tangible de la détermination des autorités (marocaines) à réformer le système de compensation et assurer la durabilité fiscale de manière générale".

Le programme économique du gouvernement marocain tend à "améliorer les indicateurs sociaux, réduire le chômage, booster la compétitivité, et augmenter le potentiel d'une croissance plus élevée et plus inclusive", a-t-elle poursuivi, soulignant que les autorités marocaines continueront de surveiller l'état de santé du système financier afin de préserver sa solidité et maintenir un niveau adéquat de réserves internationales.

Le ministère de l'Economie et des finances avait indiqué que "le recours du Maroc à la Ligne de Précaution et de Liquidité s'inscrit dans le cadre de la démarche anticipative du gouvernement visant à se doter des moyens financiers nécessaires pour faire face, le cas échéant, à une détérioration de l'environnement international".

"En dépit de la résilience dont elle a fait preuve, l'économie marocaine reste vulnérable aux chocs extérieurs liés notamment à une aggravation de la récession dans la zone Euro et à une nouvelle flambée des prix des matières premières et des produits énergétiques", a expliqué le ministère dans un communiqué.

Cette ligne, poursuit-on de même source, est de nature à rassurer les investisseurs et les partenaires financiers étrangers ainsi que les agences de notation sur les perspectives économiques et financières du Maroc et permettra de faciliter la mobilisation de financements sur le marché financier international à des conditions favorables.

MAP


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