Réforme des retraites et lutte anti-déficit au menu de 2013

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La réforme de la caisse chargée des subventions et celle des retraites, ainsi que la lutte contre les déficits, sont les priorités affichées par le gouvernement du Maroc dans le cadre de l'élaboration de la loi de finances 2013, a-t-on indiqué mercredi de source officielle.

"Le projet de loi de finances prévoit plusieurs réformes structurelles dont celles de la caisse de compensation et du régime de retraite", a souligné le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane dans la lettre de cadrage adressée à ses ministres et rendue publique à Rabat.

La Caisse de compensation (publique), qui assure la subvention des produits de première nécessité ainsi que des produits pétroliers (à hauteur de 65%), absorbe aujourd'hui 20% du budget de l'Etat.

Le gouvernement avait porté en février la dotation de la Caisse de compensation à quatre milliards d'euros au lieu des 1,7 milliard d'euros prévus initialement. La Caisse avait par la suite prévenu que ces subventions constituaient un "gros fardeau pour le budget de l'Etat".

S'agissant de la réforme des retraites, une des idées avancées est de repousser l'âge de départ, afin d'assurer la pérennité du système: actuellement à 60 ans dans les secteurs public et privé, elle pourrait être portée à 62 voire 65 ans, selon la presse.

A la veille de la préparation de ce projet de loi, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), dirigée par Miriem Bensalah Chaqroun, a appelé à une profonde réforme fiscale, un des piliers du budget de l'Etat.

Dans sa lettre de cadrage, M. Benkirane souligne de son côté que la préparation du budget 2013 intervient "dans un contexte précis et difficile", celui-ci se traduisant par la "poursuite d'un net recul de l'économie mondiale".

Le chef du gouvernement fait ainsi valoir qu'il s'agit d'insister sur la réduction du déficit budgétaire et évoque une gestion vigilante de la dette, selon l'agence marocaine MAP.

Le déficit budgétaire du Maroc a atteint 6,9% du PIB en 2011, surtout en raison des hausses salariales et autres subventions. Le gouvernement souhaite le contenir à 5% du PIB en 2012, en réduisant notamment les dépenses de fonctionnement de l'Etat.

AFP


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