Rabbah: "Les critiques à l'encontre du projet de la LGV ne tiennent pas compte de son impact économique"

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Le Roi Mohammed VI accompagné du Prince Moulay Rachid, et du président français, Nicolas Sarkozy donnant le coup d'envoi des travaux de réalisation de la ligne de train à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca, d'un coût global de 20 milliards de dirhams (1,8 milliard d'euros).
Le Roi Mohammed VI accompagné du Prince Moulay Rachid, et du président français, Nicolas Sarkozy donnant le coup d'envoi des travaux de réalisation de la ligne de train à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca, d'un coût global de 20 milliards de dirhams (1,8 milliard d'euros).
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Le Maroc qui est devenu, depuis le siècle dernier, un énorme chantier socio-économique, a lancé d'importants projets, notamment la politique des barrages entamée dans les années 60, le programme de construction d'autoroutes et la privatisation d'entreprises publiques durant les années 80 et 90, a indiqué M. Rabbah soulignant que tous ces projets avaient fait l'objet de campagnes de critiques, avant de devenir une source de fierté pour l'ensemble des parties et acteurs. Le même scénario est en train d'être vécu avec le projet de la LGV, a-t-il relevé.

Le ministre a souligné, à cet égard, que le lancement de ce projet ne se fera pas au détriment du développement social, précisant que les investissements publics affectés aux secteurs sociaux, tels l'enseignement, la santé, le monde rural ainsi qu'au programme de l'initiative national de développement humain (INDH) connaitront, par contre, un rythme soutenu.

Ce projet structurant apportera une valeur ajoutée économique et sociale à toutes les régions et communes traversées par la LGV, a poursuivi M. Rabbah notant que des entreprises et sociétés marocaines ont été associées à la réalisation de ce chantier par le ministère qui a veillé à mettre en oeuvre le principe de la préférence nationale dans l'octroi des marchés publics et à faire participer les bureaux d'études marocains dans le cadre du transfert du savoir-faire et de la technologie.

Pour le directeur général de l'ONCF, M. Mohamed Rabia EL Khlie, la nécessité de développer le transport ferroviaire au Maroc s'est imposée à la faveur de la hausse de la demande, soulignant que la technique de grande vitesse est devenue une option stratégique.

Il a par ailleurs précisé que le coût de la grande vitesse ne dépasse que de 30pc celui d'une ligne à double-voie classique, ajoutant que ceci est largement compensé par la réduction de la durée du voyage, l'augmentation du nombre des voyageurs, la création des postes d'emploi, l'amélioration de la sécurité des passagers, la protection de l'environnement et la contribution au développement économique régional, outre l'élargissement de la capacité de transport des marchandises.

Pour ce qui est du financement de ce projet, dont le coût est estimé à 20 milliards de DH, M. El Khlie a souligné que le budget général de l'Etat y a affecté une enveloppe annuelle de 800 millions de DH tandis que les prêts destinés à ce projet ne représentent que 2,8pc de l'endettement public au titre de 2011.

MAP


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