"L'édification d'une économie forte et compétitive passe par l'ancrage des règles de la reddition des comptes et de la transparence"
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L'édification d'une économie forte et compétitive ne peut se faire sans l'ancrage des règles de la reddition des comptes et de la transparence, a affirmé le président de la Confédération générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Mohamed Horani.
L'accélération du processus de mise en ?uvre du chantier de la gouvernance dans tous les domaines est de nature à assurer la transparence, renforcer la corrélation entre responsabilité et reddition des comptes, et mettre fin à toute sorte de corruption et de mauvaise gestion, a souligné le président de la CGEM dans une interview parue dans la presse.
Et d'ajouter que ce chantier de gouvernance, qui est un projet stratégique, est aussi susceptible de moraliser les mécanismes de contrôle et de renforcer la transparence des règles de conclusion des marchés publics.
M. Horani a souligné que son institution oeuvre, de concert avec plusieurs instances, à s'attaquer à tous les maux qui nuisent à la concurrence loyale et à l'économie nationale, d'une part, et à l'entreprise d'autre part, insistant sur l'impératif, pour tous les partenaires, de faire prévaloir l'intérêt général pour mieux identifier les choix judicieux.
Il faut concevoir l'Etat comme une grande entreprise, dont la gestion doit être conçue en tenant compte de la rentabilité et de l'adéquation entre salaire et productivité, a-t-il dit.
D'autre part, M. Horani a affirmé que le Maroc a relevé le pari du changement dans la continuité après l'adoption à l'unanimité d'une Constitution moderne, la nomination d'un gouvernement issu des résultats des urnes et fort de la confiance du Roi Mohammed VI, notant que ce processus aura des retombées positives sur l'économie, le climat des affaires et des investissements, et que les objectifs du programme gouvernemental sont réalisables, à condition de mettre en oeuvre, de façon efficiente, les politiques de réforme, de coordonner l'action des différents secteurs, d'associer à cette entreprise toutes les forces vives de la société marocaine et d'explorer toutes les énergies créatives dont regorge le royaume.
Après avoir rappelé la conjoncture économique difficile dans laquelle le gouvernement actuel exerce ses prérogatives à cause des incertitudes de l'économie mondiale, et les grandes difficultés dont pâtit l'économie de l'Union européenne, premier partenaire économique du Maroc, le président de la CGEM a estimé que cette conjoncture économique difficile offre aussi des opportunités qu'il faudrait exploiter.



