Prêt de 200 millions d'euros de la BEI à l'OCP
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La Banque européenne d'investissement (BEI) a accordé jeudi un prêt de 200 millions d'euros à l'Office Chérifien des phosphates (OCP), ceci sans exiger de garanties de l'Etat marocain, en raison de la confiance qu'elle place dans la solidité de la signature du groupe marocain. Le recours à ce prêt s'inscrit dans le cadre de la “stratégie de diversification et d'optimisation des sources de financement” du Groupe OCP.
La convention de prêt signée à Paris par le Président-Directeur Général de l'Office Chérifien des phosphates (OCP), Mostafa Terrab, et le 1er vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), Philippe de Fontaine Vive, permettra de financer en partie la construction de deux usines de lavage et d'enrichissement des phosphates à faible teneur à Khouribga.
La BEI vient en effet d'accorder un prêt de 200 millions d'euros à l'OCP, et ceci sans exiger de garanties de l'Etat marocain, car “la signature de l'OCP a, à elle seule, une force qui rassure”, a affirmé M. De Fontaine Vive qui a souligné qu'il s'agit du prêt le plus important jamais consenti à une entreprise de la zone Maghreb.
Les usines concernées par ce prêt permettront de moderniser et de renforcer la capacité de production du Groupe OCP ainsi que de créer plus de 300 emplois directs.
L'OCP, champion mondial
L'Office, a relevé le 1er vice-président de la BEI, est “un champion mondial” dans le secteur des phosphates et “un champion mondial” dans la zone euro-méditerranéenne dont la solidité et le développement constituent une des “bonnes et rares nouvelles” dans la conjoncture économique et financière morose de la zone.
L'OCP, un des leaders mondiaux sur le marché du phosphate brut, de l'acide phosphorique et des engrais phosphatés, a obtenu ce prêt via la Facilité Euro-Méditerranéenne d'Investissement et de Partenariat (FEMIP), créée en octobre 2002 pour renforcer et amplifier l'action de la BEI envers les pays partenaires méditerranéens.
Le recours à ce prêt s'inscrit dans le cadre de la “stratégie de diversification et d'optimisation des sources de financement” du Groupe OCP.
La préoccupation environnementale et sociale de l'OCP
Autre point positif ayant facilité ce prêt à l'actif de l'OCP, la “préoccupation environnementale et sociale” dont fait preuve le groupe marocain, au-delà du souci des équilibres financiers, a relevé le numéro deux de la BEI.
Selon lui, l'OCP a adopté les “meilleurs standards mondiaux” en matière d'environnement et intégré la préoccupation sociale dans sa stratégie de développement.
Mostapha Terrab a pour sa part assuré que le groupe qu'il préside veille à “améliorer l'empreinte environnementale de l'OCP” à travers différents volets, notamment l'économie de l'eau et de la consommation d'énergie.



