Croissance 2012 revue à la baisse à cause de la crise :Le projet de loi de finances sera modifié

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Révision à la baisse du taux de croissance pour 2012, aggravation du déficit budgétaire pour 2011: les chiffres présentés hier par le ministre de l'Economie et des finances, Nizar Baraka, reflètent non seulement le maintien des subventions de l'Etat, la hausse des cours des matières premières, mais aussi les retombées de la crise qui frappe les pays de l'Union européenne.

Le ministre de l'Economie et des finances, Nizar Baraka, a affirmé jeudi que “compte tenu de la conjoncture mondiale”, le projet de loi de finances pour l'année 2012 sera modifié.

Une conséquence de la conjoncture mondiale qui impactera directement le taux de croissance au Maroc durant l'année 2012, lequel ne dépassera pas 4,2% contre les 5,5% prévus. En présentant tout récemment son programme au Parlement, le chef du nouveau gouvernement, Abdelilah Benkirane, avait pourtant prévu un taux de croissance de 5,5% sur la période 2012-16.

Les effets de la crise dans l'Union européenne

Selon Nizar Baraka qui s'exprimait avant la tenue du conseil du gouvernement à Rabat, la croisssance est revue à la baisse “à cause de la conjoncture économique internationale ainsi que du recul dans les pays partenaires, notamment l'UE”.

Dans un contexte de crise, la croissance fléchit dans le monde et la zone euro devrait connaître une probable récession en 2012. Or la France et l'Espagne, deux pays très touchés par la crise, sont les principaux partenaires commerciaux du Maroc.

Priorité à la création d'emplois et à l'investissement

M. Baraka a affirmé que dans le nouveau projet de loi de finances pour l'année 2012, “la priorité sera accordée à la création d'emplois et à la création de projets d'investissement, ainsi qu'à la mise en place d'un Fonds de solidarité au profit des personnes démunies, chargé de financer les programmes sociaux et contrôler les équilibres macro-économiques et financières”.

Aggravation du déficit budgétaire

Si au cours des cinq dernières années, le Maroc a connu une croissance soutenue (autour de 4,5%), son déficit budgétaire a cependant augmenté, pour s'établir autour de 6% en 2011.

Nizar Baraka impute l'aggravation du déficit budgétaire au maintien des subventions de l'Etat et à la hausse des cours des matières premières.

“Il est clair que nous avons un dépassement par rapport aux objectifs annoncés. Nous sommes loin des 4% du mois d'octobre 2011”.

Le ministre de l'Economie et des finances à la presse.

L'aggravation du déficit est essentiellement liée, a-t-il expliqué, au maintien de la consommation des ménages et des subventions ainsi qu'à “l'effort consenti dans la cadre du dialogue social pour assurer une paix sociale”.

En contrepartie, a relevé le ministre, le Maroc dispose de recettes fiscales “plus importantes que par le passé” et le gouvernement est parvenu à rationaliser les dépenses de fonctionnement.

Il a rappelé que le programme gouvernemental table sur la réduction à 3% du déficit budgétaire à l'horizon 2016, précisant que la vision de l'exécutif est “de parvenir à assurer une meilleure richesse de l'Etat”, à travers le développement de mécanismes de solidarité, avec la mise en place du Fonds de solidarité.

Cette politique est censée favoriser un meilleur ciblage des transferts monétaires directs vers les personnes démunies, encourager les activités génératrices de revenus et assurer un plan pour les petites entreprises pour libérer les énergies et créer de l'emploi et de la richesse, a poursuivi le ministre.

aufait avec agences


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