18e Congrès de l'Union des écrivains du Maroc :Rôle et fonctionnement: le temps de la réflexion

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L'Union des écrivains du Maroc (UEM) s'apprête à tenir un congrès décisif où les questions d'organisation interne vont le disputer aux défis culturels et sociaux qui remettent en question le rôle de l'Union, longtemps absente de la scène culturelle. Des voix ne cessent de s'élever pour dénoncer les nombreuses défaillances dont souffre l'UEM qui se retrouve vidée de toute substance.

C'est dans une ambiance tendue que l'Union des écrivains du Maroc (UEM) s'apprête à tenir, les 7 et 8 septembre à Rabat, son 18ème congrès, alors que ses membres évoquent des “années de crise”, alors que l'avenir de l'organisation est confronté à de nouveaux défis culturels et sociétaux.

Ainsi, à quelques jours de ce rendez-vous décisif, la présidence de l'Union demeure une question équivoque, où l'actuel président, Abderrahim Allam, a réaffirmé son intention, contestée par plusieurs, de briguer un nouveau mandat, sans qu'aucun autre membre ne se soit pour le moment au moins, porté candidat à sa succession.

Le poète Mohamed Boudouik, membre du bureau exécutif, a brossé un tableau des plus sombres: “l'Union n'a pas formulé de questions à vocation culturelle, ni ciblé les écoles, ni contribué non plus à réhabiliter la structure pédagogique”. Il dénonce “des manœuvres de coulisses ou l'intellectuel s'emploie à concurrencer le politique sur les postes de responsabilité et sur les intérêts, plutôt que d'endosser sa noble responsabilité de critique”.

Ouvrir l'UEM sur les jeunes

Quant à Mustapha Laghtiri, il déplore l'absence d'une vraie démocratie, justifiant les problèmes de l'Union par ses rapports avec les partis politiques.

Pour ce romancier, le redressement de la situation et le regain de l'éclat perdu “restent tributaires d'une redéfinition des objectifs de l'UEM, du renouvellement de son règlement intérieur et du traitement, sur le même pied d'égalité et sans aucune exclusion de l'ensemble des composantes de la société”.

Ceci requiert l'ouverture de l'Union sur les jeunes ainsi que sur les composantes culturelles de la société dans toutes ses expressions culturelles, notamment les segments amazigh et africain, affirme encore Mustapha Laghtiri.

Beaucoup de pain sur la planche donc pour les membres de l'UEM pour laquelle le poète Abderrahim Elkhassar souligne qu' “une opportunité se présente, aujourd'hui, devant l'UEM pour rétablir sa vraie valeur”.

aufait avec MAP


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