Prix littéraire de la Mamounia
Mohamed Nedali, lauréat de la troisième édition

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Le palace la Mamounia a, pour la troisième année consécutive, pris son bâton de pèlerin pour “faire rayonner la littérature francophone marocaine à travers le monde”, avec l'attribution de son prix littéraire. Après Mahi Binebine en 2010 et Mohamed Leftah en 2011, le prix de la Mamounia a été remporté cette année par “Triste Jeunesse”, un roman de Mohamed Nedali, paru aux éditions Le Fennec.

Mohamed Nedali./LP
Mohamed Nedali./LP
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Le roman de Mohamed Nedali, prix de la Mamounia 2012. /DR
Le roman de Mohamed Nedali, prix de la Mamounia 2012. /DR
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C'est l'écrivain Mohamed Nedali qui a remporté, samedi à Marrakech, à la majorité des voix du jury, le troisième prix littéraire de la Mamounia pour son roman “Triste Jeunesse”, une œuvre de 178 pages parue aux éditions Le Fennec.

À cette occasion, le directeur général de la Mamounia, Didier Picot, a tenu à rappeler que ce prix littéraire, doté de 200.000 dirhams, a été conçu dans le but de promouvoir la littérature marocaine d'expression française, réitérant la détermination de son établissement à ?œuvrer pour la pérennisation de ce rendez-vous, qui contribue à l'animation culturelle de la cité ocre.

“Un style singulier, une certaine sensibilité et une musicalité inédite”

Le jury, composé de huit personnalités littéraires, était présidé par la Française Christine Orban, pour la deuxième année consécutive. Elle a indiqué, lors de la cérémonie de remise du prix, que toutes les ?œuvres littéraires en compétition étaient d'une qualité exceptionnelle. Elle soutient qu'il avait été extrêmement difficile de départager les candidats, avant que le choix ne soit porté, à la majorité des voix, sur l'œuvre de Nedali, “caractérisée par un style singulier, une certaine sensibilité et une musicalité inédite”.

Dans ce roman, Saïd Leghechim et Houda Benhaddou, jeunes étudiants à l'université de Marrakech, en proie à leurs contradictions, vont passer de l'expérience de l'amour fou, à une autre bien plus amère, qui va les confronter à une réalité aussi crue que violente.

Dans une déclaration à l'agence MAP, Mohamed Nedali, qui vit et travaille à Tahennaoute, son village natal, a pour sa part expliqué que son roman est un diagnostic de la situation difficile que vit la jeunesse actuellement, en raison de l'existence de plusieurs tentations. Il a également tenu à rappeler que la lecture demeure l'outil le plus adéquat contre toute forme d'extrémisme.

Rude compétition

La liste des auteurs en lice en dit long par ailleurs sur l'ardeur de la compétition, avec face à Mohamed Nedali, une brochette d'écrivains doués, et pas des moindres: Lamia Berrada-Berca, Saphia Azzedine (Ed. Leo Scheer), Fouad Laroui, Aïcha Benamour Bennis, Mustapha Nadi et Fouad Souiba.

La 1ère édition du prix littéraire de la Mamounia a été remportée par Mahi Binebine pour Les étoiles de Sidi Moumen (Flammarion -2010) et le prix de la 2ème édition a été décerné, à titre posthume, à Mohamed Leftah pour Le dernier combat du captain Ni'mat, paru en 2010 (La Différence), un roman qui paradoxalement, reste introuvable au Maroc.

aufait avec MAP

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Dernière mise à jour : Juin.14, 10:53

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