15éme FCAK :Cinéma africain, quelles perspectives ?

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Le Festival du cinéma africain de Khouribga, grand-messe du 7éme art africain qui se déroule actuellement et jusqu'au 7 juillet, propose outre une importante compétition représentant plusieurs pays du continent, des conférences, des ateliers spécialisés et des hommages rendus aux figures marquantes du cinéma africain. Une récente conférence s'y est intéressée au rôle et perspectives du cinéma en Afrique.

La quinzième édition du Festival du cinéma africain de Khouribga (FCAK) bat son plein depuis quelques jours et jusqu'au 7 juillet.

S'investir davantage dans le cinéma

Outre la traditionnelle compétition, cette édition du FCAK a organisé une conférence sur les perspectives du cinéma en Afrique, où les spécialistes réunis ont appelé les pays africains à s'investir davantage dans le cinéma, et ont mis l'accent sur la nécessité de mettre en place un cadre juridique, fiscal, institutionnel et organisationnel en faveur de l'industrie cinématographique, afin de préserver le rôle du cinéma dans la préservation de l'identité africaine.

Pour le journaliste sénégalais et critique du cinéma, Ababacar Diop, l'Afrique aurait tout intérêt à faire du cinéma un allié pour atteindre le niveau de développement culturel escompté.

Dans son intervention, le président de la Fondation FCAK et directeur du Centre cinématographique marocain, Noureddine Sail a souligné que le cinéma africain vit un dilemme, car il n'a pas encore trouvé une solution au problème de la production cinématographique: l’Égypte produit annuellement une trentaine de films, le Maroc vingt-cinq, l’Afrique du Sud quinze, alors que tous les autres pays du continent ne produisent qu’une quinzaine de films.

Il y a donc une vraie crise de production sur le continent, qui a un impact négatif sur la distribution, et les pays africains doivent prendre des mesures pour encourager la production cinématographique.

Rappelons que lors de cette 15è édition, outre deux longs métrages de réalisateurs marocains, dix autres pays seront en lice, en l'occurrence le Sénégal, le Mali, le Gabon, le Burkina Faso, le Rwanda, l'Angola, le Congo, la Tunisie, l'Algérie et l’Égypte. Ce sont Mort à vendre de Fawzi Bensaidi, et Andalousie mon amour de Mohamed Nadif qui représentent le Maroc à cette grand-messe du 7ème art africain.

Présidé par le critique de cinéma marocain Mohamed Dahan, le jury du festival est composé de grandes figures du 7ème art international, comme Osange Silou-Kieffer (France), Sidiki Bakaba (Côte d'Ivoire), Soma Ardioma (Burkina-Faso), Girard Essomba (Cameroun), Leila Ouaz (Tunisie) et Nafissa Sebai (Maroc).

Le jury décernera le Grand prix Ousmane Sembene, le prix spécial du jury, le prix de la meilleure réalisation, le prix du scénario, le prix du premier rôle féminin et le prix du premier rôle masculin.

aufait avec MAP


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