L'ISESCO prête à soutenir le projet marocain de communication avec les éditeurs européens afin de lutter contre les clichés sur l'Islam
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L'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ISESCO) a exprimé sa disponibilité à soutenir le projet marocain de communication avec les éditeurs européens, afin de lutter contre les clichés sur l'Islam, un projet annoncé récemment par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Mustapha El Khalfi.
Dans une interview accordée au quotidien +Akhbar El Yom+ dans sa livraison de mercredi, le directeur général de l'ISESCO, M. Abdulaziz Othman Al Twaijri a affirmé que son organisation est prête à adhérer à ce grand projet médiatique qui vise à "clarifier ces questions d'une façon équitable et juste, loin de tout fanatisme censé affecter l'objectivité et la crédibilité de cette action".
Il a rappelé, dans ce cadre, les publications de l'ISECO et ses activités organisées dans divers pays pour lutter contre "l'islamophobie", soulignant que l'Organisation continue avec le même ton en collaboration avec des instances actives dans les questions de civilisation et de culture et des organisations internationales et régionales.
Il a annoncé, dans le même contexte, la tenue, par l'ISESCO en mars prochain, d'une table ronde sur "la circulation de l'information entre la liberté d'expression et les droits humains", avec la participation de responsables et d'experts marocains.
Les photos et symboles portant atteinte à l'Islam et qui ont été véhiculés par les revues +Le nouvel observateur+ et +Le pèlerin+ incarnent ce regard stéréotypé qui n'est soumis à aucune vérification scientifique et constituent des résidus de croisades et du colonialisme, ainsi qu'une provocation des musulmans qui n'a aucune relation avec la liberté d'expression, a dit M. Al Twaijri.
Il a rappelé la position ferme de l'ISESCO qui a soutenu la décision marocaine d'interdire ces deux revues, estimant que c'est une position juste qui doit être adoptée par tous les pays membres de l'organisation.
Pour ce qui est de la réaction de Human rights watch qui a critiqué cette décision d'interdiction, il a souligné que cette position est conforme aux critères et valeurs que l'occident veut généraliser à tous les peuples et cultures du monde, insistant que l'ISESCO refuse toute centralisation civilisationnelle ou domination d'une culture ou autre, puisque "toutes les cultures et civilisations sont égales devant le droit à la dignité et l'humanisme et chaque culture est un prolongement d'une histoire séculaire de civilisations et de cultures humaines".
La position de cette organisation internationale de défense des droits humains s'inscrit dans le cadre de la politique de double standard appliquée désormais à l'égard des musulmans, selon le DG de l'ISESCO qui dénonce sa position "fade" face aux crimes commis par Israël, estimant que cette organisation et d'autres similaires doivent adopter des positions stables, objectives et éthiques.
TRA SK/LC



