C'est un aveu d'impuissance plutôt qu'un coup de gueule face au phénomène des enfants soldats qui croît, malgré les efforts de la communauté internationale et principalement des associations de défense des droits humains, pour résorber l'enrôlement des enfants dans l'armée. S'il est vrai que les conventions concernant la protection des populations civiles en temps de guerre, n'ont pas servi à grand chose, on ne peut rester de marbre lorsque les droits les plus élémentaires de 250.000 à 300.000 enfants sont bafoués.
Au Soudan, le plus militarisé des groupes armés, le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), va signer demain un accord avec les Nations Unies visant à protéger les enfants en zone de conflit. Même si cela ne représente qu'une goutte d'eau dans la mer, c'est un bon début en soi... Car, dans ce pays, ils sont estimés à 6.000, les enfants à se retrouver le fusil à l'épaule, enrôlés de force dans un conflit dont ils ne connaissent ni les tenants ni les aboutissants.
Tout comme le viol des femmes, utilisé en période de conflits comme une arme de guerre, le recrutement des mineurs participe d'une politique de terreur au sein de la population civile. En effet, drogués et instrumentalisés, ces enfants dont l'âge varie entre 6 et 17 ans, peuvent se révéler de véritables machines à tuer. Ils servent également de chair à canon dans les conflits armés, quand ils ne sont pas utilisés pour les attaques-suicide.
En engageant le dialogue directement avec les protagonistes, “rebelles ou forces loyalistes”, peut-on espérer que ce phénomène soit réduit, à défaut d'être endigué?
L'équipe de aufait accueille vos commentaires avec enthousiasme, et s'engage à respecter votre liberté d'expression. Par contre, afin d'éviter les abus et les contenus offensants, seuls les commentaires validés par notre équipe rédactionnelle seront publiés. Vous êtes priés de respecter la netiquette.
Vous avez droit à votre opinion, respectez donc celle des autres ! Merci.
