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Mondial 2010
Honte aux sceptiques!
Les présidents d'Afrique du Sud Jacob Zuma (D) et de la FIFA Joseph Blatter, lors de la finale du Mondial. /DR
À la veille de la finale remportée dimanche par l'Espagne, Saturday Star écrivait ceci: “Ils avaient dit que la Coupe du monde en Afrique du Sud serait un flop, que les fans de foot se feraient attaquer et tuer, que le chaos et le désastre seraient à l'ordre du jour”...
Il était important pour ce journal sud-africain de rappeler cela, tant la capacité du pays de Mandela à abriter un événement d'une telle ampleur avait été largement mise en doute. Au premier rang de ces sceptiques invétérés, une certaine presse dont la principale obsession était manifestement de toujours “peindre le diable sur la muraille” comme diraient les Suisses.
Mais comme un pied de nez à toutes ces sombres prévisions des Cassandre, ce sont plus de trois millions de personnes qui ont bravé le froid de l'hiver austral pour assister aux matchs dans les dix stades, ce qui en fait la Coupe du monde avec les meilleures affluences depuis celle de 1994 aux Etats-Unis!
Et comme pour rabattre davantage leur caquet à tous ces sceptiques, le président de la FIFA, Joseph Blatter a déclaré lundi qu'il attribuait à l'Afrique du Sud la note plus qu'honorable de “9 sur 10”.
Certes, ce pays connaît l'un des taux de criminalité les plus élevés au monde avec une moyenne de 50 homicides par jour, mais ne fallait-il pas lui accorder le bénéfice du doute au regard de sa stature de pays émergent qui serait capable de relever des défis majeurs?
En tout cas, à travers ce Mondial, le pays a prouvé qu'il était capable d'efficacité: 44.000 policiers supplémentaires ont été mobilisés et 56 tribunaux spéciaux dédiés au Mondial. Résultat: à l'exception d'un touriste américain blessé par balles et quelques cas de vols, aucun incident majeur n'a été signalé.
Et comme l'a dit le président sud-africain Jacob Zuma: “Le monde a vu notre pays sous une nouvelle lumière!” Pourvu que cette “lumière” se répande davantage sur le quotidien du pays. Un pays sur lequel planent encore les démons du passé, seize ans après la chute de l'Apartheid. En plus de nombreux autres défis socio-économiques.


