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La cérémonie de clôture du congrès des jeunes du PJD a bien eu lieu

La cérémonie de clôture du congrès des jeunes du PJD a bien eu lieu
Dernière mise à jour le 02/09/2012 à 14:32

La cérémonie de clôture du congrès des jeunes du Parti justice et développement (PJD), « interdite » par les autorités marocaines pour des raisons de sécurité, a finalement eu lieu samedi soir à Tanger en présence du chef du gouvernement, issu du parti islamiste.

« La cérémonie de clôture qui devait se tenir en plein air sur une petite place de Tanger a été transférée dans une salle couverte », a déclaré à l’AFP Abdelaziz Rebbah, membre du bureau politique du PJD et ministre des Transports.

« Son transfert a été strictement motivé par des mesures de sécurité et non pas pour des raisons politiques, la police ayant craint des débordements vu le nombre élevé de participants », a-t-il expliqué.

Lors de la cérémonie de clôture, le chef du gouvernement, Abdelillah Benkirane, a appelé la jeunesse du PJD « à continuer à militer dans le cadre des fondamentaux nationaux, qui sont l’islam, l’unité du pays et la monarchie », selon M. Rebbah.

« Il faut poursuivre notre action pour faire face aux défis et à la crise. En dépit de cette crise, il faut être optimiste », a ajouté M. Benkirane.

Contacté samedi par l’AFP, un responsable du ministère de l’Intérieur avait expliqué sous couvert de l’anonymat que l’interdiction de la cérémonie sur une place de Tanger avait été prise dans un « souci de sécurité ».

Un député du PJD Abdelaziz Aftati, avait qualifié cette interdiction d’ »humiliation pour notre parti ». « Je crains que la décision des autorités soit un acte de vengeance contre les travaux de ce congrès », avait affirmé pour sa part Abdelali Hamiddine, un dirigeant du PJD.

Plus de 2.000 jeunes du PJD se sont réunis durant une semaine à Tanger où plusieurs intervenants ont vivement critiqué l’entourage du roi, « accusé de faire de l’ombre au gouvernement », selon des congressistes.

Durant leurs échanges, les participants n’ont pas non plus toujours ménagé leur propre gouvernement, avec pour revendication première la lutte contre la corruption.

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