Aufait Maroc

Rachida Dati : « Le Maroc est devenu une référence pour le monde arabe en matière de réformes »

Rachida Dati: « Le Maroc est devenu une référence pour le monde arabe en matière de réformes »
Dernière mise à jour le 28/07/2012 à 11:53

L’eurodéputée et ancienne ministre française de la Justice, Rachida Dati, s’est dite « très confiante » en l’avenir du Maroc, devenu « une référence » pour le monde arabe, à la faveur des réformes « audacieuses » entreprises par le Roi Mohammed VI.

« Je suis très confiante en l’avenir du Maroc » qui est « devenu une référence, un exemple à suivre pour l’ensemble des pays du monde arabe. Il faut rendre hommage au Roi qui a su anticiper les aspirations du peuple marocain en réformant la Constitution, offrant ainsi un cadre rénové notamment pour le fonctionnement des institutions », a-t-elle affirmé dans un entretien à la MAP.

Cette « réforme audacieuse traduit avec beaucoup de courage et de responsabilité la vision et l’ambition exceptionnelles du Souverain pour le peuple marocain et le Maroc », a ajouté Mme Dati.

La députée européenne a jugé que la nouvelle Constitution comporte « des avancées historiques en termes de justice, de liberté, d’égalité », en intégrant notamment le principe d’égalité homme-femme.

Le résultat du référendum a montré « toute l’adhésion du Peuple aux réformes, et aussi son attachement et sa reconnaissance à son Souverain », a-t-elle souligné.

Elle a ajouté que les élections législatives de novembre dernier étaient « déterminantes » et ont validé les réformes constitutionnelles adoptées quelques mois plus tôt.

Par la suite, le Souverain a choisi un Premier ministre issu du parti arrivé en tête des élections législatives. Et aujourd’hui, le Chef du gouvernement « jouit tout comme le Parlement de prérogatives étendues ».

Pour Mme Dati, ces prérogatives étendues sont « la preuve de l’efficacité des réformes et de la bonne santé démocratique du Maroc ».

L’ancienne Garde des Sceaux Française s’est par ailleurs dite « très sensible » au renforcement de l’indépendance de la justice voulue par le Roi et traduite dans la réforme constitutionnelle. « C’est l’un des piliers forts de l’Etat de droit et de la démocratie au Maroc », a-t-elle souligné.

Concernant le droit des femmes, Mme Dati a relevé que la constitutionnalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes est « sans doute l’une des plus belles avancées de cette réforme ».

Elle a, toutefois, reconnu que « les choses ne changent jamais du jour au lendemain dans la société ».

« Certains veulent que cela aille plus vite. Mais je me méfie des donneurs de leçons. La condition des femmes est un combat de tous les instants, partout dans le monde… même dans nos +vieilles démocraties européennes+ », a-t-elle lancé.

Au volet des relations du Maroc avec son voisinage européen, notamment la France, Mme Dati a estimé qu’elles sont à la fois « anciennes, fortes et surtout durables », ajoutant qu’elle était « très confiante en l’avenir du Maroc et en celui de nos relations ».

« Au-delà des changements de gouvernement et des questions politiques, nos peuples sont liés par l’Histoire mais aussi, je le crois fermement, par notre destin commun », a-t-elle dit.

L’eurodéputée défend toujours l’Union pour la Méditerranée, un projet qui n’était pas enterré . Au contraire les mutations dans le monde arabe l’ont légitimée ! Et je sais le rôle que joue le Maroc pour la revivifier.

L’investissement important du Maroc par exemple dans le Plan solaire méditerranéen, projet-phare de l’UPM en est le témoin , a-t-elle relevé.

Elle a également estimé que la relance de l’Union du Maghreb arabe, voulue par SM, est une action « déterminante et courageuse pour notre développement commun, bien au-delà du Maghreb ».

Mme Dati a, par ailleurs, relevé l’importance des relations maroco-européennes, à la faveur du statut avancé octroyé au Royaume en 2008, soulignant qu’elle était « très active » au niveau du Parlement européen pour « promouvoir un approfondissement de ces relations et une juste vision du Royaume et des défis auxquels il est aujourd’hui confronté ».

« J’ai déploré que certains se soient servis d’arguments politiciens pour ne pas dire déloyaux pour faire tomber un accord de pêche en décembre dernier qui profitait d’abord aux Européens avant de profiter au Maroc ! C’était une faute politique », rappelle l’eurodéputée.

« Je pense que beaucoup s’en sont rendu compte au moment de se prononcer sur l’accord de libéralisation des échanges dans le domaine agricole quelques mois plus tard. J’ai été très mobilisée sur cet accord et il a été approuvé à une large majorité », a-t-elle ajouté.

A lire aussi...

Retrouvez-nous sur Facebook

L’agenda