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Euro : l’Espagne motivée par une finale historique

Euro: l’Espagne motivée par une finale historique
Dernière mise à jour le 29/06/2012 à 16:44

L’Espagne, qui dispute dimanche contre l’Italie la finale de l’Euro-2012, sa troisième de rang après les titres européen de 2008 et mondial de 2010, a affiché sa motivation vendredi à l’idée de réaliser un triplé Euro-Mondial-Euro inédit dans l’histoire du football.

« C’est quelque chose qui nous fait envie. Réaliser ce triplé serait quelque chose d’énorme, d’inégalable presque », se prenait à rêver vendredi le défenseur central Sergio Ramos.

Mais celui qui fut l’un des héros de la demi-finale contre le Portugal (0-0 a.p., 4-2 t.a.b.), avec notamment une « Panenka » lors de la séance des tirs au but, tempérait aussitôt: « Quoi qu’il puisse arriver face à l’Italie, nous avons déjà écrit l’histoire. Remporter à nouveau cet Euro dimanche ne serait que la cerise sur le gâteau ».

Car les champions du monde et d’Europe, en quête depuis le début du tournoi de ce Graal, veulent éviter que leur motivation née de ce rendez-vous avec l’histoire se transforme en pression supplémentaire.

Une volonté manifestement bien mise en application, à voir Ramos et Cesc Fabregas, choisis pour répondre aux questions de la presse à deux jours de la finale, s’acquitter de l’exercice sans paraître particulièrement tendus.

La perspective de devoir se livrer à un bis repetita contre l’Italie, en finale, après leur match nul en phase de poules (1-1), ne semblait pas trop préoccuper les joueurs de la Roja.

« Ce n’est jamais mauvais de rejouer un adversaire dans une même compétition. Cela peut te donner quelques renseignements sur sa manière de jouer. Mais il n’est pas dit qu’ils reconduisent le même schéma de jeu que lors du premier match », estimait Sergio Ramos.

Neutraliser Pirlo et Balotelli

Le 10 juin à Gdansk, face à la Roja, les Azzurri avaient en effet évolué avec une défense à cinq éléments, un schéma qu’ils n’ont ensuite plus reproduit.

Fabregas, lui, a attiré l’attention sur quelques joueurs-phares de cette équipe d’Italie: « La clé sera à mon avis de neutraliser leurs deux pointes, Antonio Cassano et Mario Balotelli, dont on a encore vu la qualité (jeudi) face à l’Allemagne (2-1 avec deux buts de Balotelli) ».

« Il faudra aussi suivre de près Andrea Pirlo, leur maître à jouer », a enfin souligné celui qui avait égalisé face aux Azzurri il y a trois semaines.

Outre ce but, le milieu du Barça reste sur un autre bon souvenir face à l’Italie, à savoir le tir au but décisif en quart de finale de l’Euro-2008 lors de la séance (0-0; 4-2) qui avait d’une certaine façon ouvert la voie au sacre européen et à la brillante trajectoire des quatre années suivantes de la Roja.

Arrivée à Kiev jeudi, la Seleccion a progressivement pris ses marques dans la capitale ukrainienne le temps d’une journée libre dédiée aux familles, afin de privilégier la récupération.

Vendredi, les joueurs ont repris le chemin de l’entraînement, lors d’une séance à huis clos dans le stade du Dynamo Kiev où se disputera la finale. Là, réfugiés sous l’ombre tutélaire du mythique entraîneur des années 70 Valeri Lobanovski, dont la statue accueille le visiteur à l’entrée du stade, Casillas et les siens devaient se livrer en soirée à un entraînement léger.

Peut-être s’entraîneront-ils encore aux penalties comme il l’avaient déjà fait avant la demi-finale face au Portugal ? Même si Sergio Ramos a avoué en souriant jeudi qu’il préférait que la finale de dimanche se décide avant d’en arriver aux tirs au but…

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