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Groupe Delta Holding : Le conflit entre les Ateliers Industriels AIC et la CDT s’enlise

Groupe Delta Holding : Le conflit entre les Ateliers Industriels AIC et la CDT s’enlise
Dernière mise à jour le 21/06/2012 à 15:46

Face aux exigences de la CDT qui demande “la réintégration de plusieurs de ses militants expulsés”, selon l’agence MAP, et en réaction à la constitution d’un bureau syndical local qui demandait “la conformité du contrat d’embauche aux dispositions du code de travail et la titularisation des ouvriers remplissant les conditions réglementaires”, la direction des Ateliers Industriels du groupe Delta Holding refuse de céder. Elle affirme qu’un des salariés a été licencié pour “fautes graves” et que les contrats des autres salariés étaient arrivés à expiration.

A l’issue d’une réunion du Conseil d’administration de Delta Holding, le 11 juin dernier, le Conseil indique avoir pris acte de l’exécution, par la force publique, des jugements d’évacuation des installations après plusieurs semaines d’occupation par les grévistes. Mais, affirme-t-il dans un communiqué, cette action n’a pas permis la poursuite normale des activités du groupe:

“Les dirigeants et le personnel sont constamment menacés et empêchés de rejoindre leurs postes de travail. Plusieurs d’entre eux ont déjà fait l’objet de séquestrations, d’agressions et leur sécurité est loin d’être assurée”.

Le Conseil d’administration de Delta Holding

Délocaliser ou abandonner les activités

Le Conseil a alors préconisé aux instances décisionnelles de ses filiales AIC, AIC-Métallurgie et Galvacier à Kénitra, “d’étudier les possibilités de préserver les investissements du groupe par une éventuelle délocalisation ou, le cas échéant, l’abandon des activités des différentes sociétés du groupe installées dans le site de Kénitra”.

Face à cette situation, près de 250 employés d’un des trois ateliers craignant pour leurs emplois, ont adressé des lettres aux autorités locales sollicitant leur intervention pour garantir la liberté du travail, et leur permettre d’accéder “sans harcèlements” à leur lieu de travail.

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