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La Chine, en guerre contre les rumeurs, ferme 42 sites internet en un mois

La Chine, en guerre contre les rumeurs, ferme 42 sites internet en un mois
Dernière mise à jour le 12/04/2012 à 10:29

La Chine a fermé 42 sites internet depuis la mi-mars et effacé plus de 210.000 messages d’internautes afin de mettre fin aux rumeurs sur la Toile, a annoncé jeudi l’agence Chine nouvelle, en plein scandale politique autour de Bo Xilai.

Les autorités chinoises ont intensifié leur censure du Net depuis le limogeage en mars de Bo, ancien chef du Parti communiste à Chongqing (centre-ouest), dont la disgrâce avait déclenché un flot de rumeurs sur l’internet sur des luttes intestines au sein du PCC, et même sur la préparation d’un coup d’Etat.

Chine nouvelle n’a pas fourni de précision sur les sites fermés ni les messages supprimés, dans sa brève dépêche.

Jeudi, deux jours après l’annonce que Bo Xilai avait été suspendu du Politburo et sa femme était soupçonnée du meurtre d’un associé britannique, les recherches par mots clés sur l’internet chinois, parmi lesquels « enquête », « lutte politique » et noms des protagonistes de cette saga, étaient toutes bloquées.

La Chine a mis sur pied un vaste système de censure de l’internet avec des « policiers du Net » qui veillent à empêcher la publication d’informations sensibles.

Mais la popularité des microblogs — plus de 300 millions de comptes dans le pays — lui pose un défi nouveau: les nouvelles sont répercutées souvent trop vite pour les censeurs, qui ne peuvent plus suivre.

Début avril déjà, les autorités avaient annoncé la fermeture de 16 sites, l’arrestation de six personnes accusées de propager des rumeurs et l’impossibilité pour trois jours d’utiliser la fonction « commenter » sur Sina et Tencent, les deux principaux services de microblogs du pays.

L’autorité gouvernementale chargée de l’internet avait aussi annoncé que plus de 1.000 personnes avaient été arrêtées depuis le mois de février pour toutes sortes de crimes et délits liés à l’internet, et plus de 3.000 sites rappelés à l’ordre.

La fermeture récente de sites internet et les restrictions imposées aux microblogs en Chine ont été interprétées par les analystes comme un signe de la nervosité croissante du régime avant le Congrès du Parti communiste cet automne qui verra une transition politique se dérouler pour la première fois à l’ère des médias sociaux.

Un contrôle accru devrait rester en place au moins jusqu’au 18e Congrès du Parti communiste chinois où une nouvelle génération de dirigeants accédera au pouvoir, selon les analystes.

Pour contrôler la toile, la Chine bloque déjà des sites internationaux comme Facebook, Twitter ou YouTube.

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