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L’Economist Intelligence Unit s’attend à une expansion graduelle du secteur non-agricole marocain

L’Economist Intelligence Unit s’attend à une expansion graduelle du secteur 
non-agricole marocain
Dernière mise à jour le 24/02/2012 à 15:55

Le secteur non-agricole marocain devra voir son rôle renforcé au sein de l’économie à la faveur des efforts fournis par le gouvernement en vue de promouvoir la valeur-ajoutée des secteurs industriel et de l’offshoring, indique le think-tank britannique, The Economist Intelligence Unit (EIU), dans son rapport du mois de février sur le Maroc.

Le think-tank revient, dans ce contexte, sur la récente inauguration de l’usine de Renault au Maroc, soulignant que le gouvernement marocain souhaite voir l’usine, dont la production est destinée à l’exportation, contribuer au renforcement de l’attractivité du Maroc auprès de la communauté internationale des affaires.

D’autres secteurs industriels devront connaître une expansion de même que ceux des infrastructures, de l’énergie et du tourisme, indique encore l’EIU, notant que l’expansion du Port Tanger-Med offrira un important élément logistique favorable à la croissance du secteur des services.

Et d’ajouter que les projets lancés par le gouvernement dans les domaines du logement et des infrastructures contribueront à contrer la contraction des projets privés dans le domaine du tourisme.

Par ailleurs, l’EIU indique que l’économie marocaine devra enregistrer un taux de croissance annuel moyen de l’ordre de 4,5 pc entre 2012-2016.

En dépit des stratégies gouvernementales visant à diversifier l’économie et malgré la croissance de plus en plus large du secteur des services, le PIB marocain devra rester vulnérable aux fluctuations de la production du secteur agricole, qui emploie près de 40 pc de la main d’?oeuvre.

Le think-tank rappelle, dans ce sens, que le taux de croissance de l’économie marocaine a été de l’ordre de 4,3 pc en 2011 grâce à une importante récolte céréalière atteignant une augmentation de 13 pc.

Cette hausse devra contribuer au renforcement de la consommation durant l’année 2012, estime l’EIU.

Au volet des investissements, le think-tank indique que ces derniers continueront à croitre à un rythme soutenu grâce aux projets financés par le gouvernement et ses partenaires internationaux.

De même, l’attractivité du Maroc pour les investissements étrangers directs devra également se renforcer à long terme, estime la source Le think-tank observe, par ailleurs, que les exportations marocaines continueront de faire face à des défis posés par l’accentuation de la concurrence et la faiblesse de la demande dans les marchés européens, en particulier en 2012.