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Liberté de conscience : Un bon début

Liberté de conscience : Un bon début
Dernière mise à jour le 28/06/2011 à 16:54

Dans le texte de la Constitution de 1996 le mot liberté est cité neuf fois. Dans le nouveau texte proposé, il est cité 31 fois. Toutes les libertés sont passées en revue et sont présentées comme des droits garantis. L’article 25 notamment, garantit les trois libertés fondamentales que tout être humain est en droit d’exiger: la liberté de pensée, d’opinion et d’expression. Ainsi que les libertés de création en matière artistique et littéraire.

Les libertés de pensée et de création étaient totalement absentes de la version de 1996. Sous Hassan II on n’avait pas le droit de penser. Dernièrement nous avons eu droit à une déclaration qualifiant de trahison toute personne qui pourrait penser qu’il vaut mieux pour le pays organiser un référendum dans les provinces du Sud.

Allons-nous enfin être libérés et laisser nos neurones gambader dans les prairies des idées? La liberté de pensée c’est ce qui permet à toute personne d’exercer son libre arbitre, ses choix de conscience, de religion et de conviction.

Pourrons-nous aussi nous libérer de la schizophrénie nationale concernant la vente et la consommation d’alcool, interdite par la loi, mais tolérée dans la pratique en dehors de ramadan et des fêtes religieuses?

Dimanche dernier, à Tunis, des islamistes ont attaqué un cinéma où devaient être projetés deux films l’un traitant de la laïcité, et l’autre de la religion avec comme titre Ni Allah ni maître. La Tunisie n’a toujours pas sa constitution et dernièrement le parti islamique Ennahda a quitté la commission de préparation.

Au Maroc nous avons une chance extraordinaire d’avoir un texte qui va aussi loin dans l’appel à la tolérance et la célébration de toutes les libertés sans que les mouvements islamistes importants s’y opposent. Et chez nous, la constitution peut devenir opérationnelle dès le vendredi 1er juillet!

Bien entendu dans la pratique les choses ne changeront pas en une nuit. Pour ceux qui tiennent à développer la liberté de conscience dans ce pays, les propositions de la commission Menouni sont déjà très raisonnables et perfectibles. Aucune hésitation. Il faut voter “Oui”.

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